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Québec, la plus grosse foule de Godsmack au Canada

Godsmack et Volbeat ont offert une fulminante soirée samedi au Centre Vidéotron

Québec, la plus grosse foule de Godsmack au Canada
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

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Québec s’ennuyait de Godsmack. Les 13 000 spectateurs déchaînés qui s’entassaient samedi soir au Centre Vidéotron formaient la plus grosse foule de la tournée canadienne du groupe, qui se concluait hier soir.

Godsmack était la tête d’affiche du programme triple complété par le groupe américain Stitched Up Heart et la formation danoise Volbeat, un des derniers groupes à avoir joué au Colisée Pepsi, en 2015. La longue, intense et fulminant soirée, qui a débuté plus tôt que prévu à 19h30, a rassasié les fans de métal de la capitale, et c’est peu dire.

Godsmack a été reçu par une foule en liesse un peu avant 22 h. Avec ses jets de flammes, ses feux d’artifices, ses éclairages hyperactifs, mais surtout, des pièces qui balayaient le répertoire des deux dernières décennies, les retrouvailles avec Québec ont été fracassantes.

Québec, la plus grosse foule de Godsmack au Canada
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

«C’est «fucking» bon d’être de retour dans votre coin de pays», a lancé d’emblée le chanteur et guitariste Sully Erna.

Les artistes radotent souvent aux spectateurs devant lesquels ils jouent qu’ils forment le meilleur public. Mais hier, on avait tendance à croire Sully Erna. «Je ne mens pas, a-t-il promis. On joue partout au Canada. C’est mon endroit favori au pays. Vous êtes nombreux, vous êtes bruyants.»

Le flamboyant programme commençait avec la récente et accrocheuse When Legends Rise. Déjà, les milliers de poings battaient dans les airs. Le pied au plancher, l’adrénaline à son plus haut niveau, Godsmack a maintenu la cadence avec les 1000hp et Cryin’ Like A Bitch! , et un puissant interlude de batterie qu’ils ont l’habitude d’offrir en concert.

Québec, la plus grosse foule de Godsmack au Canada
Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Au diapason avec le groupe, la foule a hurlé les paroles de dernière chanson du rappel, I Stand Alone. Gageons que Godsmack planifie déjà son retour.

Volbeat en feu

Le quatuor danois Volbeat, un des derniers groupes à avoir joué au Colisée Pepsi, en 2015, a mis le feu dès les premiers «riffs» de la pièce The Devil’s Bleeding Crown, enchaînant avec un clin d’œil à Johnny Cash et Sad’s Man Tongue.

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Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Volbeat a offert de plus récentes pièces qui n’avaient jamais été jouées à Québec, comme Let It Burn, Black Rose et la toute dernière lancée il y a deux jours, Parasite, qui fait jaser pour sa durée de 40 secondes.

Plus la prestation avançait, plus Volbeat nous donnait du lourd. Et plus les « mosh pit » au parterre étaient vigoureux et les « crowdsurfeurs », nombreux. Les poings dans les airs, la foule a battu le tempo sur le rythme de 16 dollars, avant que suivent Dead But Rising et Hallelujah Goat.

Still Counting mettait un terme à une prestation d’une heure sans temps mort.

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Photo DIDIER DEBUSSCHÈRE

Le métal au féminin

Les estrades de l’amphithéâtre étaient encore clairsemées lorsque le groupe hard rock américain Stitched Up Heart est monté sur scène.

Sous des éclairages roses et secouant avec vigueur sa tignasse blonde, la chanteuse Alecia «Mixi» Demner a échauffé les esprits de manière convaincante avec le groupe qu’elle a fondé en 2010.

Sully Erna est même monté sur scène pour interpréter Lost, plus récent extrait du groupe, sur lequel il fait un duo avec la chanteuse.