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20 minutes en nature pour réduire le stress

Montreal city streets, Canada
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Rose Carine Henriquez – 37e AVENUE

 

La tension monte ? Une vingtaine de minutes au parc ou en pleine nature suffiraient pour réduire significativement le niveau de stress, selon une nouvelle étude.

Le stress peut influencer la productivité des employés et, par conséquent, la performance des organisations. Près de la moitié (47 %) des travailleurs canadiens estiment que leur travail est l’élément le plus stressant de leur quotidien, selon la Commission de la santé mentale au Canada. Travailler pour améliorer le bien-être des employés devient donc une priorité pour les institutions, les employeurs et les employés eux-mêmes.

Heureusement, il existe des stratégies simples et efficaces pour réduire notre stress au travail.

Selon une étude parue dans la revue scientifique Frontiers in Psychology et menée par trois chercheuses de l’Université du Michigan, 20 minutes passées dans un environnement naturel suffiraient à faire chuter le niveau de cortisol, la principale hormone de stress sécrétée par le corps humain. La sensation de stress diminuait d’au moins 20 % après cette période de contact avec la nature.

L’importance du temps d’arrêt

Parmi les stratégies à mettre en place pour affronter les sources de stress en milieu de travail, il ne faut pas négliger l’importance de la déconnexion. Or, lorsque les tâches s’accumulent, les pauses sont bien souvent sacrifiées. « Il y a des gens qui mangent à leur poste de travail ou qui ne prennent même pas le temps de manger, note Diane Brunelle, CRHA, consultante en psychologie du travail et des organisations. On en demande beaucoup à notre cerveau. » Pourtant, sortir du bureau pour le dîner ou aller marcher quelques minutes dehors peut être bénéfique pour diminuer son stress face à sa surcharge de travail.

Il faut aussi travailler à diminuer l’attrait et la pression qu’exercent sur nous les différentes plateformes numériques. « Avec la technologie, on perd la capacité à évaluer l’importance et l’urgence des tâches, ajoute la psychologue. Or, le sentiment d’urgence n’est souvent qu’une perception non fondée. »

D’ailleurs, l’une des contraintes de l’étude était pour les participants de ne pas utiliser leur téléphone portable durant cette « pause nature ». Pour Diane Brunelle, il s’agit là d’un geste important. « Quand les gens marchent dans la rue, bien souvent, ils ne sont pas conscients de leur environnement, ils ont le regard fixé sur leur écran », poursuit la psychologue du travail, qui croit que ce genre de détails font la différence dans la gestion du stress lié au travail.

Ce que nous dit également l’étude publiée dans Frontiers in Psychology, c’est qu’on n’a pas besoin de partir à la campagne pour profiter des bienfaits du contact avec la nature. En ville, on peut aller marcher dans un parc ou encore rester assis sur un banc avec vue sur la végétation. L’idée est avant tout de s’extraire de son environnement de travail, de regarder alentour et de prendre un peu de temps pour soi.