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Artis: L’art de durer

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Vous savez ce qui m’a le plus touchée de toute la soirée Artis, hier ? C’est lorsque, sur le tapis rouge, Sophie Prégent a paru émue quand on lui a rappelé que sa dernière nomination datait de 2009, pour Nos étés, mais qu’elle était encore en nomination, 10 ans plus tard, pour Cheval-serpent.

Oui, au Québec, on aime nos vedettes. Mais on a souvent tendance à changer de « chouchou » chaque année. Alors, pour un artiste, le grand défi est de durer. Si vous le permettez, je voudrais ce matin simplement rendre hommage aux artistes qui arrivent à durer et à rester présents dans le cœur des Québécois.

DES ARTIS ALLUMÉS !

Il y a eu plusieurs moments forts lors du gala, mais voici mes moments chouchou...

- Quel bon flash d’avoir demandé à LGS (Le groupe Swing), un duo franco-ontarien, de participer à la fête et quelle bonne idée ils ont eue de porter un chandail anti-Doug Ford, le premier ministre de l’Ontario qui a craché sur les droits des francophones.

- Me permettez-vous de dire à quel point Anouk Meunier est une animatrice parfaite de tapis rouge ? Des questions pertinentes, de l’écoute, jamais mièvre, jamais superficielle. Dieu que cette fille est solide !

- Avez-vous remarqué à quel point les femmes et les hommes étaient élégants hier ? Personne en chemise à carreaux déchirée, personne en jeans sales. Enfin, on a mis fin à cette hypocrisie qui consiste à trouver « rafraichissant » qu’un ou une finaliste s’habille comme la chienne à Jacques.

LA FAUSSE CONTROVERSE

On a beaucoup entendu parler du fait que cette année, les 70 nommés étaient 70 Blancs.

Selon moi, cette controverse a été créée de toutes pièces et alimentée par des lobbys qui vivent de « subventions à la victimite ».

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

On oublie qu’au Québec, une des personnalités préférées s’appelle Normand Brathwaite et qu’il a animé pendant 108 ans la fête nationale du Québec. On oublie que les Sugar Sammy, Mariana Mazza, Gregory Charles, Adib Alkhalidey, Anthony Kavanagh et Mehdi Bousaidan sont aussi parmi les personnalités chouchous du public.

Tout ça ne compte pas pour le lobby de la Sacro Sainte Diversité. Il suffit qu’une année, en répondant à un sondage, les Québécois aient nommé une Blanche au lieu d’isabelle Racicot, un Blanc au lieu de Pierre-Yves Lord, pour qu’on laisse sous-entendre que les Québécois sont fermés.

Ça me fait penser au lobby qui s’offusque quand il y a plus d’hommes que de femmes qui gagnent des Félix. C’est comme ça, les amis.

Des années, notre cœur penche pour Isabelle Boulay, d’autres, il penche pour Jean Leloup. Des années, on pense spontanément à Sugar Sammy, d’autres années, on pense à Michel Charrette.

Ce que ça me dit, moi, c’est que les Québécois sont comme les coachs de La Voix. Ils jugent à l’aveugle, et votent avec leur cœur, sans se demander quelle est la couleur de la peau ou le sexe de ceux qui les font tripper.

Ils réagissent au talent, c’est tout.

Parlant de fausse controverse, y a-t-il vraiment des gens qui ont sorti leurs chronomètres pour comparer le temps consacré à annoncer les nommés féminins et masculins dans la catégorie personnalité de l’année ? OMG, il y a vraiment des gens qui ont du temps à perdre !