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Des vertus de la méditation comme remède à l’angoisse

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J’aimerais répondre à cette infirmière de 35 ans qui vous demandait si la méditation serait suffisante pour calmer ses angoisses. Une femme qui par ailleurs affirmait avoir été élevée par des parents peureux et qui aujourd’hui présentait manifestement des symptômes d’anxiété généralisée. Son mari étant contre les pilules, elle cherchait quelque chose pour compenser.

Un des problèmes de cette personne, comme plusieurs aux prises avec l’anxiété ou la dépression, est qu’elle cherche quelque chose pour compenser et non pour réellement s’adresser à la source de son anxiété. D’un point de vue psychologique, plus un individu s’est construit dans un contexte de vie stressant, plus il gardera en lui des conflits internes.

Pour ne pas toucher à leurs conflits internes, les personnalités souffrantes s’enlisent dans des mécanismes de compensation qui ont pour principale fonction de ne pas prendre conscience de leurs fragilités. Des mécanismes de déni, des fausses croyances et des comportements compulsifs qui « gèlent » la souffrance profondément enfouie au fond de soi.

Plusieurs techniques ont vu le jour afin d’apaiser la souffrance liée au stress (ex. : méditation, yoga, médication, etc.) et elles ont toutes de la valeur. Mais toutes ces approches ont un point commun, elles cherchent à mieux faire passer les moments de stress de l’individu. Au risque de déplaire à plusieurs, ces techniques sont en réalité peu efficaces à long terme. Il est vrai qu’elles apaisent momentanément la tension nerveuse, mais ce n’est que temporaire. Tant et aussi longtemps que la personne ne s’adressera pas à la source de son anxiété, elle y sera confinée.

Pour s’en sortir, l’adulte doit réaliser que tout ce qui le stresse l’indispose dans son quotidien et devrait être vu comme une opportunité de croissance personnelle. N’oublions jamais que ce qui nous irrite permet de se rapprocher des événements de notre passé qui ont contribué à notre fragilité. Il ne faut surtout pas se priver de cette connaissance de nous-même, car elle seule libère et apaise.

Frankie Bernèche Ph.D.

Votre commentaire ne peut être plus juste. Le fond du problème résidait dans le fait que cette personne ne semblait pas prête à aller au fond des choses, tout en reconnaissant que de mauvaises habitudes ancrées depuis l’enfance pouvaient être responsables de ses poussées d’angoisse. Quand une réponse conditionnée est à ce point spontanée, on ne remarque même plus sa présence comme une nuisance, mais comme faisant partie de soi.

Sa crainte supplémentaire, dans le geste de consulter, est que le médecin lui prescrive une médication pour lui permettre de surnager. Comme son mari est contre la médication, la seule idée de devoir se braquer contre lui pour soulager son angoisse, eh bien ça l’angoisse encore plus. Elle se retrouve donc dans un cul-de-sac dont elle ne sait plus comment sortir. Espérons que votre commentaire l’ébranle suffisamment pour réveiller en elle l’urgence d’agir.