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Pénurie de main-d’œuvre: il paye ses serveurs 30 $ l’heure

Hugues Massey
Photo Francis Halin Hugues Massey est chef copropriétaire de l’Auberge du Chemin Faisant, à Témiscouata-Sur-Le-Lac, dans le Bas-Saint-Laurent. M. Massey estime que les modèles d’affaires vont devoir changer en profondeur dans le domaine de l’hôtellerie.

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Alors que ses concurrents ne savent plus où donner de la tête pour attirer leurs employés, un propriétaire d’une petite auberge du Bas-Saint-Laurent a trouvé la façon d’être épargné par la pénurie de main-d’œuvre en payant ses serveurs 30 $ l’heure.

« Mes serveurs gagnent grosso modo une trentaine de dollars de l’heure. Peu importe l’heure à laquelle ils rentrent. On n’a pas trop de problèmes de main-d’œuvre », lance Hugues Massey, qui est chef copropriétaire de l’Auberge du Chemin Faisant, située à Témiscouata-sur-le-Lac.

Pas un fardeau

Contrairement au discours entendu par certains patrons de PME ou d’organisations patronales, M. Massey est loin de voir les salaires comme un fardeau à porter.

« Pour moi, mes employés sont un actif. Un actif, tu veux le faire fructifier. Pour y arriver, je leur donne de bonnes conditions salariales et de bonnes conditions de vie à l’auberge », résume-t-il.

Avec ses serveurs à 30 $ l’heure (incluant le pourboire) et ses femmes de chambre à 20 $ l’heure, l’Auberge du Chemin Faisant d’une quinzaine d’employés a un chiffre d’affaires de 350 000 $.

« Le coût de la vie augmente pour tout le monde. Les employés ont besoin de valorisation autant financière que personnelle », ajoute Hugues Massey.

M. Massey ne prétend pas avoir trouvé « la » solution. L’homme qui porte aussi le chapeau de président de Tourisme Bas-Saint-Laurent connaît bien les maux de tête de ses collègues qui n’arrivent pas à trouver leur personnel.

« Si je prends mes hôteliers à Rivière-du-Loup et Rimouski, je peux vous dire que la pénurie de main-d’œuvre est le plus gros frein à notre développement », observe l’administrateur de l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (Alliance).

Mais dans son entreprise, Hugues Massey n’a plus ce problème depuis qu’il a gonflé les salaires. « Moi, sans le personnel à l’auberge, je ne suis rien », conclut-il.

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