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Les libéraux ont réussi à «dégrader le système de la DPJ», selon Jean-François Lisée

Les libéraux ont réussi à «dégrader le système de la DPJ», selon Jean-François Lisée
Photo d'archives, Agence QMI

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L’ancien chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, a affirmé lundi que les libéraux de Philippe Couillard sont responsables de la dégradation de la qualité des services de la protection de la jeunesse au Québec.

En entrevue sur QUB radio lors de l’émission Trudeau le midi, l’ancien député de Rosemont a mentionné que le «système de protection de la jeunesse a été affaibli considérablement partout au Québec au cours des cinq dernières années», et ce, de façon «systématique par les libéraux».

M. Lisée, qui a été porte-parole de l’opposition officielle en matière de protection de la jeunesse pendant près de deux ans, montre du doigt la coupe de 20 M$ dans le budget du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) en 2014 et rappelle que les directeurs régionaux de la DPJ avaient dénoncé la décision lors d’une conférence de presse, en expliquant que l’argent manquait déjà et que les signalements ne cessaient d’augmenter.

«Alors de les voir aujourd’hui faire semblant d’être outrés de la piètre qualité de notre service de protection de l’enfance, c’est là que j’ai dit “un instant, il y a des limites à nous faire croire que vous n’étiez pas un des éléments de la dégradation de ces services-là”», a-t-il poursuivi.

Selon M. Lisée, les libéraux ont réussi à «dégrader le système de la DPJ» malgré les signes avant-coureurs comme la hausse des demandes d’aide et l’absence de service dans le dossier d’un enfant de la Montérégie qui n’avait pas reçu le suivi nécessaire à «cause de la réforme Barrette et la perte d’expertise».

Un grand ministère de la Jeunesse

M. Lisée prône de redonner l’autonomie à la DPJ et qu’elle soit intégrée dans un grand ministère de la Jeunesse «qui aurait les garderies, l’enseignement primaire et secondaire et la protection de la jeunesse». De plus, il faudrait «rétablir les budgets» et attitrer un seul intervenant à l’enfant afin de «construire la confiance», car présentement «un enfant peut avoir deux, trois, quatre intervenants de suite en trois ou quatre ans».

L’ex-chef péquiste suggère aussi d’ajuster à la hausse le budget de la DPJ en fonction du nombre de signalements, car «si les signalements augmentent, le budget doit augmenter». Et parmi ses autres propositions, on retrouve une «politique nationale de la bienveillance envers l’enfant, contre la maltraitance» pour ainsi «faire reculer la maltraitance partout au Québec».

ÉCOUTEZ l’entrevue de Jean-François Lisée sur QUB radio:   

  

 

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