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Pire pour les musulmanes

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En octobre 2017, on apprenait qu’une adolescente de Gatineau avait été intimidée et battue pendant un an par son père parce qu’une fois éloignée de la maison, elle enlevait son foulard islamique. Il l’a su.

La police de Gatineau a déclaré : « J’espère que le courage de cette adolescente incitera d’autres victimes de violences basées sur l’honneur à dénoncer les abus physiques et verbaux qu’elles subissent. »

Si certains croient encore qu’il n’y a pas de différence entre un crime d’honneur et la violence conjugale, j’espère que cet exemple saura vous convaincre du contraire.

Retournons au récit et introduisons une policière fictive qui porte un fictif hijab.

La jeune fille de Gatineau qui, effrayée, avait mis un an avant d’aller se plaindre à police, s’est rendue au poste de son quartier où elle a été accueillie par une policière... qui portait le hijab.

À sa place, j’aurais tourné les talons.

Et vous ?

L’autruche

Vous ne me verrez jamais citer le Coran pour appuyer mes opinions, car je n’ai pas l’expertise pour l’interpréter, mais pas besoin d’être un cheikh pour savoir que les femmes pieuses doivent adopter des tenues vestimentaires couvrantes, manches et jupes longues, pour ne pas exciter les hommes et se démarquer des mécréantes.

Il faut aussi s’enfouir la tête dans le sable pour ne pas reconnaître que le projet de loi 21 sur la laïcité frappe surtout les musulmanes qui portent le hijab, comparativement à la kippa, au turban ou à la croix-bijou. La raison est simple : elles sont plus nombreuses, plus revendicatrices et prosélytes que les femmes sikhes, par exemple.

Par contre, les hommes musulmans ne portent qu’une barbe, taillée façon islamique pour afficher leur affiliation wahhabite ou Frères musulmans, barbe à laquelle le PL 21 ne touchera pas. En France, les barbes peuvent être un signe religieux ostentatoire. Pas ici. Même chose pour les jupes longues à l’école.

Mais suis-je la seule qui voit une injustice quand la femme se promène l’été au plein soleil affublée d’un hijab, de manches et de jupes anciennes ou pire, en niqab, alors que monsieur déambule devant elle, frais comme un concombre en shorts, t-shirt et sandales ?

Influence

L’influence d’une enseignante qui porte le foulard est beaucoup plus marquée chez les fillettes et ados musulmanes : traitement différencié des élèves musulmans de la part de l’enseignante voilée, communications en arabe entre enseignantes et élèves arabophones, invitations à la mosquée, etc.

Des adolescentes musulmanes de familles peu ou pas pratiquantes courent le plus grand risque d’être endoctrinées. Pas vous, moi ou nos enfants.

Chaque année, l’imam chiite Ali Sbeity organise la cérémonie du voile où des fillettes s’engagent à se voiler pour le reste de leur vie. J’ai eu le plaisir de faire dérailler la cérémonie de l’an dernier qui devait se tenir dans une école de la CSDM, mais selon l’avocat du groupe, « il s’agit d’un événement comme tout autre événement ayant lieu au sein d’autres religions. »

Euh... personne ne porte son voile de communiante pour toujours.