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C’est à n’y rien comprendre

Impact de Montréal
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin L’absence de Nacho Piatti dans la formation laisse un bien grand vide chez l’Impact.

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Grâce à ses performances à l’étranger, l’Impact s’est installé dans le haut du classement dans l’Est. Pour l’heure, la troupe de Rémi Garde est à l’abri des assauts des adversaires moins bien classés. Mais cette posture ne tient pas à grand-chose.

En fait, les performances en montagnes russes du XI montréalais ne sont pas très rassurantes. Parce que peu importe le système de jeu, peu importe les joueurs utilisés, on ne sait jamais quelle sorte de prestation l’équipe va offrir.

Que le joueur soit le premier ou le deuxième choix de l’entraîneur, qu’il soit l’un des gros salariés ou un joueur de première année, il n’a pas été en mesure d’offrir de la stabilité dans les performances du Bleu-blanc-noir.

Voyons tout de même le verre à moitié plein : l’Impact a trouvé une façon d’accrocher un nombre intéressant de points jusqu’ici. Mais dans ses prestations, il n’y a rien qui nous convainc que ce sera le cas au cours des prochaines rencontres.

Résultats imprévisibles

Dans ses deux matchs la semaine dernière, l’Impact a connu une bien meilleure performance en deuxième période. Tant à New York qu’à

Cincinnati, il est rentré au vestiaire à la mi-temps mené par un but.

Face aux Red Bulls, les Montréalais ont été en mesure de revenir au score. Contre Cincinnati, il a été trop court.

En fait, c’est le monde à l’envers. On aurait cru que les Red Bulls constitueraient l’adversaire le plus coriace. Mais c’est plutôt l’équipe d’expansion qui a donné le plus de fil à retordre à l’Impact.

Dans cette séquence de deux rencontres est encapsulée l’essence de la MLS, mais surtout de l’Association de l’Est cette saison. Les matchs de notre côté du continent américain sont pour le moins imprévisibles.

À titre d’exemple, je peux vous citer l’Union de Philadelphie qui est allé battre le Toronto FC chez lui samedi.

Et que dire du DC United, qui alterne les bonnes et les moins bonnes performances ? Après avoir perdu à domicile contre New York en avril, il a enchaîné avec une victoire à

Columbus. Encore là, je ne voudrais pas être celui qui s’occupe des paris pour la MLS à Vegas...

Facteurs « extérieurs »

Dans les deux matchs de l’Impact la semaine dernière, l’arbitre a joué un grand rôle. Il a sévi deux fois dans ce que je qualifierais « d’appel mou. »

D’abord, la faute précédant le coup franc qui a mené au but des Red Bulls était pour le moins discutable. À mon sens, une majorité d’officiels n’auraient pas sifflé à ce moment.

Ensuite, l’arbitre a aidé l’Impact en lui offrant un tir de pénalité en fin de rencontre. J’ai été surpris qu’il sévisse contre le défenseur des Red Bulls Aaron Long pour son coup d’épaule aux dépens d’Anthony Jackson-Hamel.

En général, on dit que ces décisions se normalisent en cours d’année, c’est-à-dire qu’il devrait y avoir autant de décisions favorables que défavorables pour l’Impact en fin de saison.

C’est peut-être ce cliché qu’il aurait fallu évoquer à la suite de la défaite à Cincinnati. Maxi Urruti a été privé d’un but à la suite d’une mauvaise décision du juge de ligne et d’une mauvaise utilisation de la reprise vidéo.

En ce sens, on fera nos comptes à la fin de l’année...

Question de perspective

Samedi, les commentaires d’après-match ont varié en fonction de l’interlocuteur.

Si Rémi Garde assurait que ses joueurs étaient des héros, Samuel Piette, lui, constatait lucidement que l’Impact avait livré une mauvaise performance en Ohio.

Deux façons de voir le résultat face au FC Cincinnati, qui n’était pas au meilleur de sa forme après avoir congédié son entraîneur-chef.

Je comprends Garde de vouloir envoyer un message positif à son vestiaire à ce stade-ci de la saison. Il faut savoir remettre la saison en perspective et garder ses joueurs sur la pointe des pieds.

Mais quand on réduit la situation de l’Impact à sa plus simple expression, quand on distille celle-ci jusqu’à la dernière goûte, on ne peut que se rendre à l’évidence : Nacho Piatti laisse un bien grand vide.