/news/society
Navigation

Deux Québécoises bravent 23 000 marches de la Muraille de Chine

Les deux femmes ont parcouru plus de 50 kilomètres pour amasser des fonds

Trail de la muraille de Chine
Photo courtoisie Émilie Arsenault (à gauche) et Cynthia Laflamme ont pris le temps de se faire photographier lors de leur troisième journée de compétition. En arrière-plan, on aperçoit la fameuse Grande Muraille de Chine, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Coup d'oeil sur cet article

GRANBY | Deux femmes de l’Estrie n’auraient jamais cru gravir un jour 23 000 marches de la Grande Muraille de Chine en seulement six jours lors d’une compétition sportive hors du commun.

« Je ne peux pas dire que c’est un rêve qui s’est réalisé, car je n’ai jamais osé rêver marcher sur l’une des sept merveilles du monde », s’est exclamée hier Émilie Arsenault, de Granby, au lendemain de son retour au pays.

L’amie avec qui elle a réussi cet exploit, Cynthia Laflamme, est restée quelques jours de plus dans l’Empire du Milieu pour visiter.

Les deux femmes dans la trentaine ont pris part à la 19e présentation de la Trail de la Muraille de Chine, organisée par Contrastes Running – qui est également accrédité au marathon de New York – dans le but de récolter de l’argent pour la prévention du suicide.

En plus des 23 000 marches qu’elles ont dû grimper et descendre, du 4 au 9 mai, elles ont également parcouru entre 10 et 15 km par jour.

Les deux amies couraient et marchaient environ trois heures par jour à chacune des six étapes d’une infime partie de la structure qui fait plus de 21 000 km et qui est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les soirs, elles se servaient d’un rouleau à pâte pour décontracter leurs muscles endoloris.

12e et 13e position

« Il y avait des dénivelés qui pouvaient atteindre jusqu’à 1160 mètres », a raconté Mme Arsenault, qui soutient que la température n’était pas aussi accablante qu’on pourrait le croire.

« Il y avait des tronçons qui n’étaient pas sur la muraille, mais juste à côté. Ces sections étaient sécuritaires, mais un peu dangereuses, car c’était le vide d’un côté comme de l’autre », a fait savoir celle qui a terminé 13e parmi les 19 femmes qui ont pris part à la compétition. Mme Laflamme a quant à elle terminé 12e.

Avant ce voyage, les deux Québécoises n’étaient que de bonnes connaissances.

Mme Arsenault est entraîneuse privée, et Mme Laflamme, qui travaille dans le monde des communications, assistait à ses cours.

Lorsqu’une amie en commun s’est enlevé la vie il y a un peu plus d’un an, elles ont décidé de participer à la compétition.

Une récolte de 11 000 $

Et plutôt que de ramasser 5000 $ pour l’inscription comme le voulait le règlement, elles ont décidé de doubler cette somme et ont récolté un peu plus de 11 000 $.

Sportives depuis des années, elles ont augmenté leur volume d’entraînement au cours de la dernière année afin d’être prêtes pour ce défi. D’ailleurs, en septembre, elles ont couru ensemble au demi-marathon de Montréal.

De plus, Mme Arsenault allait régulièrement monter les escaliers du mont Royal tandis que Mme Laflamme préférait s’entraîner en forêt à gravir des montagnes.

►Courir pour la vie chapeautait l’évènement et les deux femmes ont décidé de remettre les quelque 11 000 $ au Centre de prévention suicide de la haute-Yamaska de la Ville de Granby.