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La DPJ déterminée

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C’était probablement un des sujets les plus discutés entre deux brunchs de la fête des Mères durant la fin de semaine : la mort de la fillette de Granby. Difficile de concevoir qu’on peut abuser ainsi d’un enfant sans que notre système intervienne adéquatement.

Pointer du doigt

Des mots durs ont été prononcés envers la direction de la protection de la jeunesse, comme si elle était la seule responsable à pointer du doigt. Résultat, des intervenantes ont été menacées et les directeurs régionaux ont décidé de lancer un appel du cœur pour souligner l’importance de leur travail et leur dévouement. Mais était-ce nécessaire d’écrire une lettre pour dire à quel point ils ont à cœur les enfants et leurs familles ?

Devant certains commentaires, je dirais oui, mais je n’arrive pas à concevoir que nous nous demandions vraiment si la DPJ a à cœur les familles.

La tragédie de la fillette à Granby n’est pas liée à un manque de dévouement de la part de la DPJ. Ces gens côtoient la misère et les drames régulièrement, il faut être vachement déterminés et surtout convaincus de sa mission pour continuer de s’engager ainsi au quotidien.

Commission à venir

Encore faut-il être en mesure d’avoir les ressources pour le faire. Ce drame a révélé plusieurs lacunes du système. La question qui reste, c’est : comment faire pour que rapidement les choses changent ? Car, pendant que nous pleurons et nous questionnons, d’autres enfants subissent en silence.

En cette semaine de la famille, le moment serait tout indiqué pour lancer une démarche d’évaluation des services sociaux et de santé offerts aux familles. Histoire de faire le grand tour.

Il sera intéressant de voir ce que le gouvernement Legault proposera comme commission pour analyser le problème en profondeur. En espérant qu’il sera aussi prompt à mettre en place des mesures de changement essentielles.