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Pas d’extrême droite à Charlottesville «sans Trump», selon un suprémaciste blanc

Pas d’extrême droite à Charlottesville «sans Trump», selon un suprémaciste blanc
AFP

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WASHINGTON | Le rassemblement de l’extrême droite américaine à Charlottesville en août 2017 «n’aurait pas eu lieu sans» l’élection de Donald Trump, estime l’un des organisateurs de cette manifestation marquée par la mort d’une militante pacifiste.

«Il ne fait aucun doute que Charlottesville n’aurait pas eu lieu sans Trump», affirme Richard Spencer, un militant suprémaciste blanc dans un podcast diffusé par le magazine The Atlantic

«C’était vraiment parce que sa campagne et cette nouvelle possibilité d’un candidat nationaliste résonnaient dans le public d’une façon si intense», explique le militant, qui aurait popularisé l’expression «alt-right» (droite alternative) pour définir l’extrême droite américaine. 

Selon lui, les militants ont «trouvé quelque chose» dans les discours du milliardaire républicain qui «a changé le paradigme et rendu possible la présence publique de l’alt-right». 

M. Trump avait axé sa campagne sur le nationalisme économique et la lutte contre l’immigration illégale, multipliant les déclarations incendiaires contre la minorité hispanique et les musulmans. 

Sept mois après son investiture, plusieurs centaines de militants d’extrême droite s’étaient retrouvés, en août 2017, à Charlottesville pour dénoncer l’enlèvement annoncé d’une statue du général Robert Lee, chef de l’armée confédérée pendant la guerre de Sécession (1861-65). 

Des affrontements avaient eu lieu et un militant néonazi avait foncé en voiture dans une foule de manifestants antifascistes. Une femme de 32 ans avait été tuée et une trentaine de personnes blessées. Le conducteur a été condamné à la prison à vie.  

Donald Trump avait été vivement critiqué pour sa réponse aux manifestations en déclarant que «des gens bien» se trouvaient «des deux côtés». 

Depuis, il a condamné «tous les types de racisme» et a appelé à éradiquer «le poison de l’antisémitisme». 

Richard Spencer, qui prône notamment la création d’un «État ethnique» réservé aux Blancs, a salué «l’honnêteté» de M. Trump qui «a dit ce qu’il pensait» à l’époque. 

«À ce moment-là, j’étais fier de lui», poursuit-il.