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Pas d’interdiction des signes religieux: on risque la reconfessionnalisation des écoles, selon Guy Rocher

Guy Rocher
Photo d'archives Guy Rocher

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Si on ne bannit pas le port de signes religieux chez les enseignants, les écoles du Québec risquent la reconfessionnalisation, estime le sociologue Guy Rocher.

Le professeur de l’Université de Montréal appuie le projet de laïcité du gouvernement Legault.

Aux premières loges lors de la commission Parent sur l’enseignement dans les années 60, M. Rocher s’inquiète pour l’avenir.

«Si on n’adoptait pas ce projet de loi [21], on reste dans une dynamique très inquiétante pour l’avenir, c’est-à-dire qu’on reconfessionnalise progressivement l’école publique, les institutions publiques. Parce que si on permet que des signes religieux ostentatoires soient portés par des personnes, on pourrait aussi bien permettre que des crucifix s’installent, que des statues s’installent», a-t-il confié aujourd'hui, avant son audition devant les parlementaires à l’Assemblée nationale.

L’islam est plus visible

Selon lui, le gouvernement du Québec a la responsabilité d’établir l’égalité entre les religions. Le problème de l’islam, à l’heure actuelle, c’est sa grande visibilité.

«C'est son choix et c'est le problème que ça pose en ce moment. Moi, je dis que ce n'est pas une loi anti-islamique, contre l'islam. Il se trouve qu'en ce moment, la religion qui est visible, c'est l'islam. Il y a 40 ans, la religion qui était visible, c'était le catholicisme, a insisté le sociologue. Si une religion se veut plus visible, les autres ne sont pas obligées d’accepter ça, la société n’est pas obligée d’accepter ça.»

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