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Québec autorisera le pot dans les parcs, mais pas sur la rue

Québec autorisera le pot dans les parcs, mais pas sur la rue
Photo Simon Clark

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Après avoir promis l’interdiction complète du cannabis dans les lieux publics, le gouvernement Legault permettra finalement d’en consommer dans les parcs, mais pas sur la voie publique.

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, a déposé mardi deux amendements à son projet de loi numéro 2, qui vise à resserrer l’encadrement du cannabis. Le gouvernement de la CAQ souhaite notamment faire passer de 18 ans à 21 ans l’âge légal de consommation. De plus, la version initiale de la pièce législative prévoyait une interdiction complète du produit dans les lieux publics.

Devant la difficulté d’appliquer une telle mesure, le ministre Carmant a annoncé mardi que les municipalités pourront «permettre de fumer du cannabis dans un parc municipal». Toutefois, les sections destinées aux mineurs, comme les pataugeoires, demeureront des espaces sans fumée. Le cannabis sera également interdit dans les parcs lors d’événements culturels, comme les festivals. 

Le projet de loi du gouvernement caquiste prévoit toujours de mettre fin à la possibilité de fumer du cannabis dans les autres lieux publics, notamment sur la rue.

À la demande des villes

Dans un communiqué de presse, le ministre Carmant a dit répondre ainsi aux préoccupations de certaines villes, comme Montréal, qui estimaient qu’une interdiction complète serait difficile à appliquer. En effet, de nombreux propriétaires de logements et syndicats de copropriétés interdisent déjà la consommation de cannabis à l’intérieur de leurs immeubles.

«Je suis sensible au fait que les gens qui sont moins riches, qui sont locataires, n’ont peut-être pas d’endroit pour fumer du cannabis, puisqu’ils ne peuvent pas, la plupart du temps, fumer dans leurs logements, a fait valoir le premier ministre François Legault. Donc s’ils ne peuvent pas fumer dans un endroit public, est-ce qu’on peut leur trouver un endroit spécifique ?»

De passage à l’Assemblée nationale dans le cadre du projet de loi sur la laïcité, la mairesse de Montréal s’est dite «très satisfaite de l’ouverture» démontrée par le gouvernement Legault. «Il faut s’assurer qu’il y ait des endroits légaux pour consommer une substance qui est légale», a-t-elle déclaré.

Pas de perte d’emplois

Par ailleurs, le ministre Lionel Carmant a déposé un second amendement qui permettra, «de manière transitoire», aux employés de la Société québécoise du cannabis de moins de 21 ans «d’accéder aux points de vente pour qu’ils puissent préserver leur emploi». La mesure s’applique uniquement aux employés actuels. Par la suite, il faudra avoir 21 ans pour travailler dans un magasin de la SQDC.

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