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Des vétérinaires veulent pouvoir soigner des animaux avec du cannabis

Scottish fold cat sniffs green leaf of marijuana in hands. Portrait close-up on blurred background with leaf cannabis
Photo Adobe Stock

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 L'Association canadienne des vétérinaires du Canada a réclamé, mercredi, que le gouvernement fédéral permette l'usage du cannabis médicinal pour les animaux de compagnie. 

 L'organisme, appuyé par l'Association canadienne des vétérinaires cannabinoïdes, souhaite d'abord que le gouvernement légifère pour que les étiquettes d'avertissement sur les produits contenant du THC – l'ingrédient actif du cannabis – incluent un avertissement comme «garder hors de portée des enfants et des animaux».  

 Par contre, au-delà de cet avertissement, l'association représentant les vétérinaires canadiens souhaite que le gouvernement permette aux vétérinaires de soigner les animaux de compagnie avec des produits à base de THC, ce qui est actuellement illégal.  

 La présidente-directrice générale de l'Association des vétérinaires cannabinoïdes, Sarah Silcox, estime que de tels remèdes ont un potentiel thérapeutique, entre autres, pour soigner des problèmes de douleur, d'arthrite, d'anxiété, de convulsions et de comportement.  

 «Puisqu'il n'y a pas de voie légale pour les animaux, plusieurs propriétaires d'animaux se tournent vers des produits potentiellement dangereux destinés à la consommation humaine», a aussi déploré Mme Silcox, par communiqué.  

 L'Ordre des vétérinaires  

 De son côté, l'Ordre des vétérinaires du Québec ne souhaite pas sauter dans le débat. La présidente de l'organisme, Caroline Kilsdonk, a expliqué que ce n'est pas le rôle de son organisation de militer pour ou contre ces produits.  

 Mme Kilsdonk a cependant rappelé que les vétérinaires doivent utiliser des produits homologués pour soigner les animaux. Or, «présentement, il n'y a pas médicament homologué» pour des traitements à base de THC, a-t-elle affirmé.  

 Les vétérinaires peuvent aussi se tourner vers des médicaments non homologués, à la condition que des études et des preuves scientifiques existent pour démontrer leur efficacité. Or, là encore, cette condition n'est pas remplie, juge Mme Kilsdonk.  

 Celle-ci a reconnu que l'utilisation de produits à base de THC suscite des débats au sein de la profession depuis la légalisation du cannabis au pays, l'automne dernier. «Ça se discute. On a diffusé toute l'information disponible [...] à nos membres pour que les vétérinaires soient au courant», a affirmé la présidente, tout en rappelant que les vétérinaires québécois ne sont pas, pour le moment, habilités à prescrire des produits à base de THC aux animaux. 

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