/news/currentevents
Navigation

La vague de chaleur de l'été 2018 a fait 66 morts sur l'île de Montréal

Archives
MICHEL DESBIENS/AGENCE QMI Archives

Coup d'oeil sur cet article

La canicule de l’été dernier a finalement causé 66 décès sur l'île de Montréal, prouvant l’importance de planter des arbres pour contrer les îlots de chaleur où plus de la moitié des personnes décédées résidaient selon la santé publique.

Les arrondissements centraux comme Rosemont–La Petite-Patrie, Ville-Marie, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et LaSalle ont été davantage touchés en raison de la présence d’îlot de chaleur, selon la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Île-de-Montréal (CCSMTL).

Le lieu de résidence de 66 % des décès observés entre le 30 juin et le 8 juillet 2018 était situé dans un îlot de chaleur, où la température est plus élevée en raison de la grande présence de béton et d’asphalte, a révélé l’enquête épidémiologique de la Direction régionale de santé publique (DRSP) dévoilée mercredi.

«On voit statistiquement que les gens qui vivent dans des îlots de chaleur ont deux fois plus de risque de décéder lors d’épisode de chaleur extrême», a-t-elle expliqué.

Le rapport a aussi mis en lumière certaines clientèles plus vulnérables parmi les personnes ayant perdu la vie durant l’épisode de chaleur de 2018. Entre autres, 72 % des victimes souffraient d’une maladie chronique, 66 % étaient âgées de plus de 65 ans, 25 % étaient atteintes d’un trouble schizophrénique et 18 % avaient une dépendance à l’alcool ou aux drogues. La majorité des décès a eu lieu au domicile des personnes.

Verdissement

La DRSP a recommandé de réduire les îlots de chaleur «dans la façon dont la ville et nos quartiers sont construits». Le verdissement temporairement des quartiers vulnérables serait aussi nécessaire afin de «réduire rapidement les températures dans ces milieux-là».

Selon Laurence Lavigne-Lalonde, responsable de la transition écologique et résilience de la Ville de Montréal, cette recommandation «valide les orientations» de la Ville, qui s’est déjà engagée à être plus verte.

Recommandations

La Dre Drouin a indiqué que le «démarchage» et les «stratégies d’interventions» devaient être plus ciblés auprès des groupes vulnérables en faisant aussi appel aux groupes communautaires.

«On est en train de regarder comment nous allons bonifier pour aller chercher les ainés, les plus isolés et évidemment les gens avec des maladies chroniques et de santé mentale», a-t-elle expliqué.

Selon la DRSP, un registre regroupant les endroits majoritairement à risque figure aussi parmi les solutions. Ce registre permettrait de mettre en place des «interventions adaptées».