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Où est rendu l’héritage de Jackie Robinson?

jackie robinson
Photo d’archives Jackie Robinson dans un uniforme des Royaux de Montréal, en 1947.

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Le baseball majeur célèbre cette année le 100e anniversaire de la naissance de Jackie Robinson, celui-là même qui a pavé la voie aux joueurs afro-américains dans les ligues majeures.

L’intégration a été lente. D’ailleurs, les Red Sox de Boston ont été les derniers à accueillir un premier Afro-Américain dans leurs rangs, soit Pumpsey Green, en 1959... plus de dix ans après l’arrivée de Jackie avec les Dodgers de Brooklyn.

Cette saison, le baseball majeur célèbre ses 150 ans d’existence.

En ce qui concerne cette intégration, le baseball majeur a-t-il progressé ou reculé par la suite ?

Il y a 30 ans, soit en 1989, le baseball majeur comptait quelque 140 joueurs afro-américains dans ses rangs... alors que cette année, il n’y en avait que 68 sur les quelque 880 joueurs des 30 équipes des majeures.

Selon une enquête du journal USA Today, onze clubs ne comptaient qu’un seul Afro-Américain parmi leurs formations de 25 joueurs lors du premier match de la campagne, et trois équipes n’en comptaient aucun.

Loin de moi de croire que les dirigeants du baseball majeur ont fait un retour au racisme qui existait dans les années 40 et 50, mais il existe un problème... un grave problème qui incite les jeunes Afro-Américains à préférer tenter une carrière dans le football et le basketball, voire même le golf et le tennis.

Dans ces sports, l’athlète doué accède plus rapidement aux rangs majeurs que dans le baseball.

Au baseball, à moins d’un talent exceptionnel, un joueur va devoir peaufiner son apprentissage durant deux ou trois sinon quatre saisons avant de percer la formation majeure de son organisation... et ce en gagnant des salaires de famine comparativement à l’argent que l’on verse au niveau majeur.

Cette année, certaines équipes, dont les Blue Jays, ont annoncé une hausse allant jusqu’à 50 % du salaire des joueurs dans leurs filiales. C’est déjà un pas dans la bonne direction... mais que dire d’un régime de soins médicaux ou encore un fonds de pension ?

Au début de l’année, le salaire mensuel moyen d’un joueur au niveau A était de 1100 $, et dans le AAA, de quelque 2500 $. Et le baseball organisé n’est pas visé par la loi sur le salaire minimum, car le baseball est considéré comme un travail saisonnier !

De plus, même certaines des grandes vedettes afro-américaines du baseball majeur ne réussissent pas à signer des contrats de la part de gros commanditaires. Il y a l’exemple de Mookie Betts, des Red Sox de Boston, pourtant un des meilleurs joueurs des majeures, qui n’en revendique aucun !

Jackie Robinson doit se retourner dans sa tombe en voyant ce qui se passe de nos jours dans le baseball !

Les jeunes à l’assaut

Chaque saison, l’entrée en scène de jeunes joueurs de talent retient l’attention des amateurs.

Et en 2019, ces amateurs sont particulièrement choyés, car l’afflux des recrues est particulièrement intéressant.

Comme le dit souvent mon collègue Rodger Brulotte, c’est à ce moment-là que les jeunes « suspects » ont la chance de devenir des « prospects » !

Les débuts de Vladimir Guerrero Jr avec les Blue Jays de Toronto ont fait la manchette à travers l’Amérique du Nord et au-delà. Mais il n’est pas le seul parmi les joueurs qui peuvent être considérés comme des candidats au titre de Recrue de l’Année dans la Ligue américaine.

Qu’il suffise de mentionner le jeune receveur William Astudillo, des Twins, Brandon Dixon, le premier but des Tigers ou encore Brandon Lowe, le deuxième but des Rays, tout comme les lanceurs droitiers Brandon Brennan, des Mariners, Ty Buttrey, des Angels et Marcus Walden, des Red Sox.

Et la Ligue nationale n’est pas en reste au chapitre des recrues de talent.

Les Mets sont fiers des performances du premier but Pete Alonzo, tout comme les Diamondbacks le sont du premier but Christian Walker. Les Padres ont accueilli l’arrêt-court Fernando Tatis (malheureusement blessé) ainsi que le lanceur droitier Chris Paddack. Les Reds ont rappelé Nick Senzel.

Le voltigeur Alex Verdugo retient l’attention chez les Dodgers, tout comme Victor Robles fait les manchettes avec les Nationals. Chez les Braves, on vante le talent du lanceur droitier Mike Soroka.

La saison est encore bien jeune, mais la relève est remplie de promesses.

150 ans de baseball

Le baseball a commémoré le 4 mai le 150e anniversaire de la présentation du premier match de baseball professionnel, une rencontre disputée à Cincinnati entre les Red Stockings et l’équipe Great Western.

Le match s’est terminé par un gain de 45 à 9 en faveur des Red Stockings qui, d’ailleurs, ont affiché un dossier immaculé de 64-0 lors de la première saison de leur existence.

Le joueur le mieux payé était le frère du propriétaire Harry Wright, George, qui avait un salaire de 1400 $ alors que les neuf autres membres de l’équipe se partageaient la somme de 7900 $ !!!

Le prix d’entrée lors de ce premier match du 4 mai 1869 avait été fixé à un cent.

Quand deux zéro s’affrontent

Il existe toujours des situations sans précédent, surtout dans le monde du sport !

Par exemple, lors du match entre les Yankees de New York et les Royals de Kansas City, alors que le lanceur Adam Ottavio a affronté le voltigeur Terrance Gore en septième manche, le 19 avril au Yankee Stadium.

Qu’est-ce que cet affrontement avait de spécial ? C’était la première fois que deux joueurs portant le numéro zéro s’affrontaient dans un match !

Qui a eu le dessus ? Ottavino a retiré Gore sur trois prises !

John Smoltz, le golfeur

L’ancien lanceur des Braves, John Smoltz, a été l’un des meilleurs artilleurs de son époque. Toutefois, Smoltz a démontré qu’il se débrouillait assez bien sur un terrain de golf.

Si bien que Tiger Woods l’a qualifié de meilleur golfeur en dehors des cadres de la PGA.

Lors d’un tournoi, Smoltz avait joué deux rondes en compagnie de Woods et avait remis des cartes de 69 et de 67 au cours de la même journée.

Otis Nixon, le meilleur des années 1990

L’ancien voltigeur Otis Nixon a passé 17 saisons dans les majeures et il a endossé les uniformes de neuf équipes, dont celui des Expos.

Il a été le meilleur voleur de buts de la décennie des années 1990, alors qu’entre 1990 et 1999 Nixon a volé pas moins de 478 buts ! Et ce, malgré le fait qu’il ait écopé d’une suspension de 60 matchs, en 1991, pour usage de cocaïne.

Otis a réussi 620 larcins au cours de sa carrière, mais il n’a jamais été reconnu à sa juste valeur... car il n’a jamais participé à un match des étoiles.