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Tuukka Rask: plus reposé, donc plus efficace

La tâche allégée de Tuukka Rask durant la saison rapporte aujourd’hui des dividendes

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Photo USA Today Tuukka Rask est tout feu tout flamme devant le filet des Bruins.

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RALEIGH | Il y a une tendance de plus en plus en vogue dans la LNH : celle de miser sur un bon gardien auxiliaire afin d’éviter d’hypothéquer l’énergie de l’homme de confiance.

En ce sens, à Boston, on soutient que l’acquisition la plus sous-estimée de Don Sweeney au cours de l’été 2018 fut celle de Jaroslav Halak. La venue du Slovaque chez les Bruins a enlevé un fardeau énorme sur les épaules de Tuukka Rask.

Au cours de la saison, Halak et lui ont pratiquement partagé le travail à parts égales. Rask a vu de l’action dans 46 matchs (contre 40 pour Halak), ce qui constitue son hiver le moins occupé depuis ses 36 présences devant le filet au cours de la saison 2012-2013, celle écourtée par un lock-out.

« Jaroslav n’a pas eu la chance de jouer depuis le début des séries éliminatoires, mais il est l’un des facteurs qui nous permettent d’être ici aujourd’hui », a reconnu Bruce Cassidy.

« Sa contribution nous a grandement aidés. Il a fait une différence pour nous à plusieurs reprises au cours de la saison, a-t-il poursuivi. En fait, c’est comme si nous avions un monstre à deux têtes, tellement les statistiques des deux gardiens étaient similaires. »

« Dans sa zone »

Bref, ce partage des tâches permet à Rask d’être encore vif et énergique.

« Tuukka est dans sa zone. Présentement, il joue probablement le meilleur hockey que je l’ai vu jouer. Ça en dit long, quand on regarde la belle carrière qu’il a jusqu’à maintenant », a louangé Patrice Bergeron.

Effectivement, en 12 ans dans la LNH, Rask a maintenu un taux d’efficacité égal ou supérieur à ,929 en quatre occasions. Quatre fois également sa moyenne de buts alloués a été inférieure à 2,06. En 2013-2014, ses 36 victoires, dont sept par jeu blanc, en 58 matchs lui ont valu de graver son nom sur le trophée Vézina.

« Je ne sais même pas ce que ça veut dire (être dans sa zone), a lancé le gardien finlandais. Je veux simplement être calme, paraître gros devant mon filet et donner l’impression que les choses sont faciles. Si c’est ça être dans sa zone, tant mieux. »

Toutefois, il traînait la réputation d’un gardien ayant tendance à flancher en séries éliminatoires. Mis à part la finale de la Coupe Stanley de 2013, il n’avait jamais été en mesure de franchir le deuxième tour.

Candidat au Conn-Smythe

Voilà qui semble être chose du passé. Du moins ce printemps. D’ailleurs, son nom a déjà commencé à circuler comme candidat au titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires.

« La situation est un peu similaire à celle de Tim Thomas (gagnant du trophée Conn-Smythe en 2011), dans le sens où les deux sont au sommet de leur art au moment le plus opportun. Tuukka a élevé son jeu. C’est notre meilleur joueur », a lancé Zdeno Chara.

Malgré la présence des Bruins en finale de la Coupe Stanley en 2011 et 2013, la séquence de six victoires consécutives que connait Rask est la plus longue réalisée par un gardien de cette concession au cours des 31 derniers printemps.

En 1988, Réjean Lemelin avait également remporté six matchs de suite lors du parcours menant l’équipe à la finale de la Coupe Stanley. Chez les Bruins, la palme revient à Gerry Cheevers, vainqueur de 10 matchs de suite en 1970.