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Rencontres avec des trésors au Musée de la civilisation

Le Musée inaugure une seconde exposition consacrée aux sciences naturelles

Un orang-outan rapporté par Alfred Russel Wallace, pionnier des études sur
la distribution géographique des plantes et des animaux, lors d’un séjour de huit
ans en Malaisie et en Indonésie.
Photo Stevens Leblanc Un orang-outan rapporté par Alfred Russel Wallace, pionnier des études sur la distribution géographique des plantes et des animaux, lors d’un séjour de huit ans en Malaisie et en Indonésie.

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Un tigre à dents de sabre, une météorite de Mars, une page écrite de la main de Darwin, une griffe de dinosaure, le Musée de la civilisation expose cet été quelques-uns des 80 millions de trésors du Musée d’histoire naturelle de Londres, l’un des plus anciens et prestigieux de la planète. 

L’exposition Curiosités du monde naturel a été inaugurée mercredi en primeur nord-américaine dans la capitale, après avoir rassemblé plus d’un demi-million de visiteurs à Tokyo, Singapour et Taipei. 

Une météorite qui provient de la planète Mars.
Photo Stevens Leblanc
Une météorite qui provient de la planète Mars.

Les travaux de Charles Darwin, père de la théorie de l’évolution, ont été le point de départ de cette fabuleuse exposition conçue par le musée britannique. 

Le parcours s’ouvre avec l’une des rares pages manuscrites de L’origine des espèces (1859), ainsi que par des spécimens récoltés par Darwin lui-même aux îles Galapagos, comme des coléoptères et des oiseaux des îles Galapagos. 

Le crabe-araignée géant du Japon
est la plus grande espèce de crabe
au monde.
Photo Stevens Leblanc
Le crabe-araignée géant du Japon est la plus grande espèce de crabe au monde.

Méticuleusement choisis 

Les trouvailles d’explorateurs, de naturalistes et de paléontologues qui ont révolutionné le monde de la biologie se succèdent ensuite, comme les trésors des fonds marins récoltés en 1872 par l’océanographe John Murray et son équipage. 

Les quelque 200 spécimens ont méticuleusement été choisis pour leur valeur sur le plan historique et scientifique. 

Il a fallu une journée complète à l’équipe du musée pour assembler le squelette de ce tigre à dents de sabre, disparu il y a 12 000 ans.
Photo Stevens Leblanc
Il a fallu une journée complète à l’équipe du musée pour assembler le squelette de ce tigre à dents de sabre, disparu il y a 12 000 ans.

D’ailleurs, le directeur général du musée, Stéphan La Roche, a souligné que l’étude de ces spécimens avait eu un impact comparable à celui de la conquête spatiale de la seconde moitié du 20e siècle. 

L’institution muséale offre une rare occasion d’aller à la rencontre d’espèces totalement effacées de la surface de la Terre. 

Une des pièces maîtresses de l’exposition est cette rare page manuscrite de L’origine des espèces, de Charles Darwin, publiée en 1859.
Photo Stevens Leblanc
Une des pièces maîtresses de l’exposition est cette rare page manuscrite de L’origine des espèces, de Charles Darwin, publiée en 1859.

On y rencontre ainsi un moa, découvert par Richard Owen, connu pour avoir été le premier à utiliser le terme dinosaure, un tigre de Tasmanie, un tigre à dents de sabre, disparu il y a 12 000 ans. 

Pour mettre en valeur la richesse naturelle du territoire nord-américain, le musée a apporté une touche québécoise à l’exposition avec des insectes recueillis par le naturaliste Léon Provencher, des fossiles du parc Miguasha, en Gaspésie, ou une carcasse de rorqual qui provient du Musée du squelette de L’Isle-Verte. 

Une griffe de Baryonyx Walkeri, un
dinosaure qui vivait il y a 120 millions d’années.
Photo Stevens Leblanc
Une griffe de Baryonyx Walkeri, un dinosaure qui vivait il y a 120 millions d’années.

Programmation « de choc » 

Curiosités du monde naturel fait écho à l’exposition Venenum, un monde empoisonné, inaugurée il y a trois semaines. Avec leur message environnemental fort, elles forment une programmation « de choc », estime Stéphane La Roche, qui nous fait prendre conscience de la grande fragilité de notre planète. 

La préservation de la biodiversité est « un sujet d’actualité sur lequel il est nécessaire de se pencher », dit-il. 

La plus ancienne tortue géante
connue. Elle est morte en 1918, à
200 ans, en tombant dans un puits.  
Photo Stevens Leblanc
La plus ancienne tortue géante connue. Elle est morte en 1918, à 200 ans, en tombant dans un puits.  

« Un groupe d’experts de l’ONU déposait la semaine dernière un rapport pour le moins alarmant sur la menace d’extinction à la vitesse grand V d’un million d’espèces, dont l’être humain. À la sortie de l’exposition, nous souhaitons que nos visiteurs prennent conscience de l’importance de chaque petit geste, et de l’importance d’agir », souhaite-t-il.  

 ► L’exposition Curiosités du monde naturel est en place au Musée de la civilisation jusqu’au 5 janvier 2020.