/finance/business
Navigation

Achat de Transat: vers une hausse des prix des billets?

Achat de Transat: vers une hausse des prix des billets?
Photo d'Archives

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Alors qu’Air Transat est en voie de passer aux mains d’Air Canada pour la somme de 520 millions $, plusieurs personnes s’interrogent sur l’effet que pourrait avoir la perte d’un transporteur aérien au pays sur le portefeuille des voyageurs.

Pour le moment, la plupart des experts interrogés ne croient pas que cela fera exploser les prix vers l'Europe. D'abord parce que Transat complète l'offre d'Air Canada et aussi parce que WestJet a des projets vers ce marché.

Mais d'autres préfèrent attendre avant de se prononcer. «Il est trop tôt pour le savoir», a dit Moscou Côté, président de l’Association des agences de voyages du Québec.

«Mais si on prend une destination comme Bordeaux [en France], quand Transat était seule, ça faisait 10-15 ans qu'ils exploitaient le vol, et Air Canada a rajouté un vol. On a alors vu une baisse des prix d'environ 50 $ à 100 $ pour les billets, pour justement s'assurer d'un taux de remplissage acceptable. Alors, si on suppose qu'Air Canada pourrait enlever un des deux vols, il est possible qu'il y ait une augmentation de 50 $ à 100$ sur ce genre de vol. Si c'est plus fort que ça, ça ouvrirait la porte à un autre transporteur.»

En ce qui concerne les forfaits vers le Sud, où Transat excelle avec son modèle intégré, il n'y a pas de crainte à y avoir à l’heure actuelle. La compétition se fera toujours sentir avec les autres joueurs du marché, c'est-à-dire WestJet et Sunwing.

Sécurité d'emploi

Dans un communiqué, le syndicat d’Air Transat affirme qu'il veillera à ce que le nouvel employeur tienne sa promesse d'une sécurité d'emploi accrue.

À ce sujet, s'il faut s'attendre à des pertes d'emploi sur le plan administratif, ce ne devrait pas être le cas dans les opérations.

«Dans le secteur de la maintenance et des pilotes, tout ce qui touche l'univers de l'opérationnalisation de toutes ces activités-là, on est dans une situation de pénurie de main-d'œuvre», a souligné un spécialiste de l’industrie aérospatiale, Mehran Ebrahimi, qui est professeur au département de management et technologie de l'UQAM.

Bien qu’il reste plusieurs étapes d’ici à la conclusion de l'entente, on doit certes s'attendre à ce que le Bureau de la concurrence étudie attentivement la transaction avant de donner son accord.

- D’après un reportage de Richard Olivier