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Interdiction des signes religieux: le Conseil du statut de la femme réticent à l’étendre aux enseignants

Interdiction des signes religieux: le Conseil du statut de la femme réticent à l’étendre aux enseignants
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés

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S’il appuie l’interdiction des signes religieux chez les employés de l’État en position de coercition, le Conseil du statut de la femme est réticent à l’étendre aux enseignants.

Des études sur les effets du port de signes religieux chez le personnel scolaire sont nécessaires, aux yeux de cet organisme mandaté pour conseiller le gouvernement. 

«De tels travaux permettraient, selon le Conseil, de convenir collectivement de la pertinence de l’interdire ou non pour l’ensemble des personnes qui participent à l’éducation des enfants au sein des écoles ou dans d’autres milieux éducatifs», peut-on lire dans le mémoire déposé dans le cadre des auditions sur le projet de laïcité du gouvernement Legault. 

Le Conseil du statut de la femme «reconnaît que le besoin d’apparence de neutralité justifie une interdiction de port de signes religieux» chez les policiers, juges et gardiens de prison, comme le recommandait le rapport Bouchard-Taylor. 

L’organisme estime par ailleurs que l’application du projet de loi 21 du ministre Simon Jolin-Barrette risque fort d’être ardue en raison de l’absence de définition claire des signes religieux visés.