/sports/opinion/columnists
Navigation

Madame la mairesse et le sport

Visite Paddocks
Photo Chantal Poirier La mairesse de Montréal, Valérie Plante, a pu voir de près la voiture de Lance Stroll en compagnie du promoteur du Grand Prix du Canada, François Dumontier, et du président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoit Dorais.

Coup d'oeil sur cet article

C’était le Grand Prix avant le Grand Prix, hier au circuit Gilles-Villeneuve. Au lieu d’entendre le vrombissement des F1, on avait droit à un mélange des travaux de construction des nouveaux paddocks et d’une manifestation des cols bleus de Montréal. C’était assez étourdissant, merci !

On pouvait entendre le son d’une trompette qui jouait des airs de ralliement que l’on entendait autrefois au Forum durant les discours des dignitaires.

Des travailleurs nous avaient donné sur la piste des tracts disant que les demandes salariales des syndiqués sont de la poussière à comparer aux dizaines de millions investis par la Ville pour les paddocks renouvelés.

Ouverts 10 mois par année

Une journaliste est demeurée dans le ton en demandant à la mairesse Valérie Plante, lors du point de presse qui a suivi la cérémonie officielle, si les montants consacrés à l’érection du nouveau bâtiment l’étaient pour une cause valable.

Mme Plante a évidemment répondu dans l’affirmative en faisant valoir qu’une telle infrastructure est importante pour le Grand Prix et que cet événement crée des retombées économiques appréciables pour la Ville. Elle a ensuite souligné qu’il s’agit d’un équipement multifonctionnel qui servira largement au-delà des trois jours que dure le Grand Prix, tel qu’elle l’avait demandé.

Les sections des loges qui procurent une belle vue sur le centre-ville de Montréal seront ouvertes pour des événements de tous genres une dizaine de mois par année. Il y a plus de chances que j’y fasse un tour dans une telle occasion, car les courses motorisées ne sont pas ma tasse de thé.

À propos, il se pourrait que les travaux ne soient pas entièrement terminés pour le Grand Prix, qui aura lieu dans trois semaines. Ce serait peut-être une bonne idée de ne pas s’y présenter endimanché.

Et la Formule E ?

Pourrait-on voir les voitures de Formule électrique rouler sur le circuit un jour ?

Mme Plante ne ferme pas la porte, mais ce n’est pas dans les astres pour le moment.

On sait que la Ville fait l’objet d’une poursuite de la part de la FE pour ne pas avoir respecté l’entente de trois ans qui avait été entérinée par l’administration Coderre.

Quand on a demandé à madame la mairesse si la Ville pouvait offrir à la FE la présentation d’une manche de son championnat en échange de l’abandon de son action en justice, elle a expliqué qu’elle ne pouvait répondre à cette question étant donné que l’affaire est devant la cour.

Chose certaine, le promoteur du Grand Prix, François Dumontier, n’a aucune intention de s’associer à la Formule électrique.

Lisez ce qu’il a raconté à cet effet à mon estimé collègue Louis Butcher.

Alexandre Choko serait-il encore intéressé ?

C’est cet homme d’affaires montréalais qui avait dit avoir été écarté de l’organisation de la course de Formule électrique au profit d’evenko qui, selon M. Choko, avait obtenu le contrat sans appel d’offres.

Chose certaine, il lui faudrait soumettre une présentation bien étoffée qui ferait la démonstration qu’une telle course pourrait obtenir du succès à Montréal.

Pas de congé de taxes pour l’Impact

D’autre part, il semble assez clair que Mme Plante n’est pas disposée à accorder un congé de taxes à l’Impact pour les travaux d’agrandissement et les améliorations que l’équipe souhaite apporter au stade Saputo.

Madame la mairesse et ses acolytes ont rencontré les dirigeants de l’Impact plusieurs fois.

« On discute, on regarde les possibilités », a-t-elle dit.

« Mais pour moi, le principe d’équité fiscale est important. On demande aux citoyens de payer leurs comptes de taxes. Soixante-dix pour cent des revenus de la Ville proviennent de la taxe foncière. Ce n’est pas pour rien que je suis en train de négocier un nouveau pacte fiscal avec l’ensemble des municipalités. Il faut donner de l’oxygène aux contribuables.

« Ce n’est pas une question de vouloir donner ou non des congés de taxes. La réalité est que la Ville de Montréal a besoin de ces sommes. »