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Passer sous le radar, la recette de Schauffele

Xander Schauffele se sent bien loin des projecteurs.
Photo AFP Xander Schauffele se sent bien loin des projecteurs.

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FARMINGDALE, N.Y. | Xander Schauffele n’a que 25 ans et deux saisons complètes sur le circuit de la PGA derrière la cravate, n’empêche qu’il s’est élevé parmi les meilleurs.

Le petit golfeur américain de 5 pi 10 po et 175 livres figure tout juste derrière le vétéran Matt Kuchar menant la course à la coupe FedEx. Mais ce qui attire le regard, c’est son rendement dans les tournois du Grand Chelem depuis deux ans.

Il s’était démarqué à l’Omnium des États-Unis 2017 en terminant au cinquième rang à Erin Hills, lui qui était au plus fort de la course après 54 trous. Il participait ainsi à son troisième tournoi majeur, alors qu’il était devenu pro en 2015.

Depuis, il cumule les performances étincelantes. Lors des trois derniers tournois majeurs, il a terminé deux fois au second rang en plus d’une sixième place à l’Omnium américain de Shinnecock Hills l’an dernier.

« Je crois que je suis patient lors des semaines de tournois majeurs. Je suis ainsi plus concentré. Je me sens plus libre, car on dirait qu’il y a tellement de choses à faire. Je veux toujours m’améliorer. Mais en fin de compte, il faut relaxer et garder sa routine pour bien jouer. »

À l’abri de la pression

S’il devait écouter les sages qu’il côtoie tous les jours sur le circuit, Schauffele resterait à l’abri des projecteurs. C’est aussi son souhait. Il peut ainsi s’élancer sans pression.

« Je préfère passer sous le radar aussi longtemps que possible. J’aime bien quand les enfants crient mon nom. Je ne refuse jamais leur demande, mais je désire rester dans l’ombre. Je peux mieux organiser mon temps et plaire à tout le monde. »

Ses résultats ne dictent pas sa volonté. Avec le succès vient la popularité. Dès sa première saison complète sur le circuit de la PGA en 2017, il a savouré deux victoires, le Greenbrier et le Championnat du circuit à Atlanta. Et voilà que cette année, il en a ajouté deux autres. Difficile de passer inaperçu.

Surtout en prenant le second rang du Tournoi des Maîtres et de l’Omnium britannique, il y a un mois et en juillet dernier respectivement.

À Augusta, il s’est invité dans la danse au sommet du tableau grâce à une excellente deuxième ronde de 65 (-7). Il a amélioré son sort face aux Brooks Koepka, Francesco Molinari et Tiger Woods lors de la ronde finale.

Sentiment réconfortant

Le jeune Californien ne pouvait demander mieux. Il était heureux même s’il n’avait pas gagné.

« J’ai quitté la Géorgie avec une attitude positive. Bien jouer au Augusta National, ce n’est jamais une mauvaise affaire. Ça prouve que je serais capable d’y gagner, ce qui est un sentiment réconfortant en allant au lit le soir.

« Mais en regardant les autres majeurs qui changent toujours d’endroit. Ce parcours de Bethpage est un animal différent. Il t’épuise », a souligné celui qui adore le type de parcours comme le Black Course.

« Je vais conserver cette attitude positive, a poursuivi celui qui a joué la normale (70), jeudi. Ce n’est pas vrai que je vais me promener le nez en l’air en croyant que je suis le gars à battre. »

S’il est fidèle à ses valeurs, il continuera à faire ses devoirs tout en tentant de passer inaperçu. C’est sa recette du succès.