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Refaire sa vie après la gloire olympique: la seconde carrière de Roseline Filion

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(le texte qui suit est un résumé du reportage dans le haut de l'article)

Après les podiums et la frénésie des compétitions, comment est-ce que les athlètes vivent la transition vers une vie «normale»?

Pour Roseline Filion, double médaillée olympique en plongeon, l’adaptation à une existence loin des tremplins n’a pas été facile. «Je n’ai pas été en mesure de retrouver toute l’adrénaline que j’avais en sport. Et je me disais : c’est donc ben plate! Il n’y a rien d’excitant! Est-ce qu’il faut que je me pitche en bas d’un avion en parachute pour retrouver ça?»

Roseline Filion
Crédit: Louis Delisle
Roseline Filion

Au moment où elle s’est retirée du monde sportif en 2017, l’athlète originaire de la rive nord de Montréal avait déjà un projet en cours. Avec cinq de ses proches, Roseline a créé Immersia en 2016, une entreprise de jeux d’évasion.

Amorcer une aventure entrepreneuriale ne faisait cependant pas partie de ses plans de vie post-athlète. «Je voulais travailler en communications, faire de la radio ou de la télé. Je me suis lancée là-dedans sans aucune connaissance.»

«Au début j’ai trouvé ça facile. Je faisais plusieurs apparitions à la télé et je bâtissais mon entreprise. Mais plus le temps avançait, et plus je me posais beaucoup de questions. J’ai finalement frappé un mur et je me suis dit: "Peut-être que je n’aimerai rien d’autre que le plongeon dans la vie" ».

Alexandre Despatie, ancien champion du monde en plongeon, a quant à lui vécu ce passage plus aisément. «Je savais que je voulais aller en communications et la transition s’est vraiment bien faite. J’ai conservé un horaire strict comme celui que j’avais lorsque j’étais athlète avec mon emploi», raconte l’animateur en télévision et en radio.

Alexandre Despatie
Crédit: Louis Delisle
Alexandre Despatie

Planifier sa «seconde» vie

Heureusement pour Roseline, son entourage l’a soutenue pour s’acclimater à sa nouvelle existence hors de la piscine. «Je m’ennuie de me battre pour une médaille olympique tous les jours. Mais je trouve du bonheur dans ce que je vis maintenant.»

Afin de bien préparer une transition, les deux anciens athlètes s’entendent sur la même chose: il faut tracer un chemin avant de rencontrer «le vide». «Il faut savoir où on s’en va et connaître ce qui nous intéresse comme personne», explique Alexandre Despatie.

«Tu peux aussi prendre le temps de relaxer, de voyager et de profiter des gens qui t’entourent», nuance l’ex-plongeuse.

Lorsqu’on lui demande si elle retournerait à la compétition, sa réponse est sans équivoque: non.

Elle a trouvé une autre manière de canaliser sa combativité. 

Suite au succès de la première succursale d’Immersia, l’entrepreneure et ses cinq partenaires d’affaires viennent tout juste d’en ouvrir une deuxième à Boisbriand.

Finalement, que ce soit en tant qu’athlète ou entrepreneure, la Lavalloise continue de travailler d’arrache-pied.

Et Ne vous y méprenez pas. «La vie est quand même très belle de l’autre côté».

 

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