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Commission de la jeunesse: Régine Laurent accepte l'offre du gouvernement Legault

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QUÉBEC | L’ancienne présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) Régine Laurent a accepté de présider la commission spéciale sur la protection de la jeunesse instituée par le gouvernement Legault.  

La création de cette commission a été annoncée après le drame de Granby, dans lequel une fillette de 7 ans aurait été victime de négligence parentale. L'enfant est décédé.  

«Je suis très fier d’annoncer que Régine Laurent a accepté le mandat de présider la future commission spéciale qui se penchera sur la protection de nos jeunes. Régine Laurent est une femme exceptionnelle et de cœur, au parcours inspirant», a fait savoir le premier ministre sur Twitter.  

«Elle saura identifier les solutions pour mieux accompagner notre jeunesse. Tous les détails seront annoncés prochainement. Nous allons le faire en collaboration avec les partis d’opposition, pour nos enfants», a poursuivi le chef caquiste.  

«Le gouvernement m’a offert de présider la commission qu’il veut mettre sur pied pour protéger nos enfants les plus vulnérables. C’est un mandat qu’il m’est impossible de refuser», a dit pour sa part l’ex-analyste de l'émission La Joute de LCN, dans une lettre.  

«L’onde de choc qui a frappé le Québec le 30 avril avec la mort d’une fillette de 7 ans, décédée dans des circonstances tragiques, violentes, nous a indignés et révoltés. Comme vous tous et toutes, personne n’est resté insensible. Nous avons appris que cette petite personne, cette enfant sans défense a vécu sa courte vie dans la peur, la faim, la torture, la négligence et en pensant que son sort nous laissait tous et toutes indifférents. C’est faux. Les choses doivent changer», a-t-elle ajouté.  

«Plus tôt cette semaine, j’ai pu discuter avec le ministre Lionel Carmant du mandat de la commission, du mandat que m’est confié. Sans le savoir, M. Carmant m’a donné une mission très similaire à celle que j’avais en tant qu’infirmière: détecter les maux d’un patient, soigner ces maux, atténuer ces maux et, enfin, le guérir.»  

La commission spéciale sur la protection de la jeunesse présidée par Régine Laurent devrait s'engager dans des travaux de 12 à 18 mois, et devrait compter une douzaine de membres, dont deux vice-présidents, quatre représentants des partis politiques et d’autres commissaires.  

Réactions politiques  

La co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé a dit en entrevue à TVA Nouvelles que Régine Laurent pourrait compter sur la collaboration de son parti. «Mme Laurent peut être assurée que nous serons au poste. Nous allons y mettre tout notre cœur parce qu’il faut trouver des pistes de solution», a-t-elle dit.  

«Je pense que Mme Laurent va nous amener absolument là où on doit aller, c’est-à-dire, à travailler ensemble pour faire en sorte que tout ce qui concerne la protection de la jeunesse au Québec soit pris au sérieux», a ajouté Mme Massé.  

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Cette dernière est cependant revenue sur le fait que le gouvernement n’aurait pas consulté les oppositions pour le choix de l’ancienne présidente de la FIQ.  

«[Jeudi], on a dit qu’on allait s’en reparler. J’espère que ça va être la dernière fois. On ne peut pas dire qu’on veut impliquer les autres partis dans une démarche transpartisane et finalement filer tout seul. J’ai confiance que le gouvernement va avoir compris que s’il veut une pleine collaboration des oppositions, il faut qu’il travaille avec», a avancé Manon Massé.  

Le manque de consultation a également été dénoncé par le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé.  

«Nous n’avons pas été consultés, je tiens à le dire, car ça devait être dans l’esprit de la commission où on s’entend sur une présidence, sur la façon de procéder. Nous sommes mis devant le fait accompli», a-t-il expliqué.  

Il a par ailleurs dit ne pas douter de la compétence de Régine Laurent. 

«Nous avons des critiques plus sur la démarche que sur la personne. On est très motivés, mais les autres partis aussi, c’est un très gros mandat, a dit la porte-parole pour le Parti libéral du Québec en matière de services sociaux, Hélène David. 

«C’est un moment charnière dans la protection de la jeunesse. Autant on était extrêmement heureux de la main tendue du premier ministre qui avait dit que ça allait être transpartisan, et là on a vu la fuite dans les journaux alors que nous n’avions pas encore eu de réunion.»