/news/transports
Navigation

Des plantes pour réduire les graffitis sur l’échangeur Turcot

Encore cette année, la structure en est recouverte avant son inauguration

Des artistes du graffiti s’en sont donné à cœur joie sur les structures de l’échangeur Turcot.
Photo Martin Alarie Des artistes du graffiti s’en sont donné à cœur joie sur les structures de l’échangeur Turcot.

Coup d'oeil sur cet article

Le ministère des Transports mise sur des aménagements paysagers pour réduire le nombre de graffitis sur l’échangeur Turcot, graffitis qui, encore une fois, devront être retirés à fort coût cet été.

Plusieurs dessins à l’aérosol étaient bien visibles sur plusieurs sections de l’énorme ouvrage qui n’est même pas encore achevé, selon ce qu’a pu constater Le Journal, hier.

Pire encore, plusieurs graffitis couvrent des sections de l’échangeur normalement inaccessibles aux piétons. C’est le cas du mur situé à côté du Centre universitaire de santé McGill.

Près du C entre universitaire de santé McGill, les murs sont couverts de dessins.
Photo Martin Alarie
Près du C entre universitaire de santé McGill, les murs sont couverts de dessins.

Malgré le fait que cet endroit soit protégé par des clôtures, les graffiteurs n’ont visiblement aucune difficulté à s’y rendre. Ce que le ministère des Transports espère prévenir en y cultivant des arbres et des plantes grimpantes, explique son porte-parole­­­, Martin Girard.

« Il n’y a pas de solutions miracles. Mais l’objectif, c’est de limiter le plus possible les graffitis, et il y aura de l’aménagement paysager qui sera mis en place à cet effet », indique-t-il.

Des signatures abondent sur un des murs de l’échangeur.
Photo Martin Alarie
Des signatures abondent sur un des murs de l’échangeur.

Enduit anti-graffiti

Une fois par année, le MTQ retire les graffitis de l’échangeur Turcot durant la période estivale, qui s’étend de la mi-mai à la mi-octobre. Chaque année, le ministère dépense de 50 000 $ à 80 000 $ pour faire retirer les graffitis de ses structures dans la grande région métropolitaine, précise Martin Girard.

« Au final, c’est le contribuable qui paie pour le retrait des graffitis », déplore-t-il.

La nouvelle structure de l’échangeur Turcot, qui doit être livrée en 2020, a d’ailleurs été recouverte d’un enduit spécial pour faciliter le retrait des graffitis, ce qui n’était pas le cas de l’ancienne.

Haro aux messages haineux

Une attention particulière est aussi portée aux messages haineux qui sont rapidement recouverts avant d’être effacés.

Selon une source bien informée du chantier, le nombre de graffitis sur la structure serait « normal », étant donné la présence de plusieurs échafaudages qui permettent aux graffiteurs de s’en donner à cœur joie.

Peine perdu

Et, quelles que soient les mesures prises pour éviter la prolifération des graffitis sur la structure du nouvel échangeur, celui-ci est condamné à être recouvert de tags, estime le candidat au doctorat en Analyse sociale et culturelle à l’Université Concordia, Kris Murray.

« Les gens peignent dans ce secteur depuis la fin des années 1990. C’est difficile de couvrir tous les endroits et l’approche répressive a souvent prouvé qu’elle ne servait à rien », explique celui qui s’est penché sur la culture underground des graffiteurs.

 

Sur le même sujet