/weekend
Navigation

Gildor Roy a songé à délaisser le petit écran avant District 31

Gildor Roy
Photo Agence QMI, Dominick Gravel Gildor Roy

Coup d'oeil sur cet article

À l’approche de la soixantaine, Gildor Roy connaît la période la plus florissante de sa carrière. Pourtant, avant que Luc Dionne lui offre d’incarner le commandant Daniel Chiasson dans District 31, il songeait à délaisser le petit écran, parce que les contrats se faisaient plus rares.

Gildor Roy a été sacré Personnalité masculine de l’année, dimanche dernier aux Prix Artis. Il a également répété le même exploit que l’année précédente en repartant avec les trophées du Rôle masculin dans une comédie (Lâcher prise), et du Rôle masculin dans une série annuelle (District 31).

Gildor Roy
Photo courtoisie, Karl Jessy

Il s’agit d’une véritable consécration pour l’acteur de 59 ans, qui avait connu des années plus tranquilles à l’écran avant d’obtenir rôle du commandant Daniel Chiasson, en 2016. Le Journal avait également rapporté, en 2014, qu’il avait rencontré certains problèmes financiers à cause de sa compagnie de production.

«Les gens pensent que j’ai eu des périodes creuses, mais je n’en ai pas vraiment eues. Je faisais de la radio, de la musique. Mais de la télé, oui, j’en faisais moins. J’étais moins dans l’œil du public».

Vieillir à l’écran

Après quelques années durant lesquelles les contrats étaient plus sporadiques, Gildor Roy a cru qu’il était peut-être temps de tirer sa révérence en tant qu’acteur. «Parfois, ça arrive de voir un vieil acteur à la télé, de le reconnaître et de se dire : “Mon Dieu ! C’est un tel, il a vieilli.” Et cet acteur-là fait un petit rôle de concierge. Moi, j’ai peur de ça. Je ne veux pas avoir de pitié.»

«On entend souvent dire que pour les actrices, c’est difficile de vieillir, parce qu’il y a moins de rôles, poursuit-il. La télé aime mieux les filles qui n’ont pas de rides, et ça, c’est terrible. Mais chez les gars, ça existe aussi. Je me voyais vieillir.»

Durant cette période, Gildor­­­ Roy songeait à faire autre chose : écrire, réaliser. «Pas prendre ma retraite du showbiz au complet, mais être moins devant la caméra. Mais j’ai rencontré Luc Dionne (l’auteur de District 31) dans un party...»

Entre drame et comédie

On connaît la suite de l’histoire. Gildor Roy incarne actuellement un policier que deux millions de téléspectateurs ont adopté.

Un seul autre personnage lui avait permis de rafler des prix MetroStar deux années de suite auparavant : celui de Germain dans Km/h en 2002 et 2003.

À l’autre bout du fil, Gildor­­­ Roy rationalise ses victoires. Il croit que c’est grâce à ses années d’expérience, à alterner entre drames et comédies, qu’il a été sacré meilleur acteur dans deux catégories. Mais, même avec quelques jours de recul, le comédien peine à s’expliquer qu’il ait reçu le trophée Personnalité.

«C’est un cadeau inespéré, inexplicable. Je ne suis pas allé au party après, parce que je travaillais le lendemain. Et malgré ça, j’étais vidé, vidé, vidé. C’était trop à recevoir. Lundi, je me suis fait klaxonner sur l’autoroute 40. Les gens me faisaient des pouces en l’air. Il n’y a pas beaucoup de métiers qui ont droit à ça.»

Gildor Roy savoure pleinement cette dose d’amour, mais il rappelle que ce n’est pas parce qu’on l’a couvert de trophées que les contrats viendront tout seuls. Durant la pause estivale de District 31, il tournera une nouvelle saison du magazine de consommation Les gratteux, pour Canal Vie.

«Quand tu gagnes des prix, il y a des producteurs qui se disent : “On ne l’appellera pas, il va charger trop cher.” Tu gagnes un trophée, c’est vraiment tripant. Tu es le king... Jusqu’à temps que tu arrives chez vous, que tu te mettes en pyjama et que tu te couches. Lundi, j’étais déjà sur un plateau.»