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Le marché du carbone expliqué

Le gouvernement mise sur cet outil pour réduire ses GES

Le marché du carbone expliqué
Photo Simon Clark

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La bourse du carbone conjointe entre la Californie et le Québec est la pierre angulaire de la stratégie de la province pour diminuer nos gaz à effet de serre et lutter contre les changements climatiques.   

Le gouvernement plafonne une limite d’émissions qui diminuera avec le temps, ce qui force les propriétaires des usines polluantes à acheter des «droits de polluer» à ceux qui ne dépassent pas. 

Ces droits sont vendus aux enchères et coûtent de plus en plus cher au fil du temps, ce qui les inciterait à diminuer leurs GES. 

«Ces plafonds baissent chaque année. On passe de 65 millions de tonnes en droit d’émissions en 2015, et en 2030, il va en rester 45 millions (total, incluant le transport) et là, ça va se corser», explique Alain Webster, qui est professeur titulaire d’économie de l’environnement au département d’économique de l’École de gestion à l’Université de Sherbrooke. 

Allocations gratuites

Or, le gouvernement accorde des allocations gratuites en très grande quantité. 

«Le calcul des droits d’émission se fait en fonction de la production. Si t’augmentes ta production, on va t’allouer plus de permis gratuitement. Plus on en donne, moins il en reste pour la vente aux enchères et plus on met une pression pour le prix», ajoute M. Webster. 

En 2017, il s’est donné plus d’allocations gratuites qu’il y a eu de pollution émise. 

Facture aux automobilistes

La majorité des entreprises reçoivent ces allocations, mais pas les distributeurs de carburant. 

Ces derniers refilent l'ensemble de la facture aux automobilistes. 

Le Fonds vert, qui a engrangé 3 milliards avec la bourse du carbone, est donc payé en grande partie par ces derniers lorsqu'ils vont faire le plein.