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Sécurité incendie: des Villes accusées de jouer avec le feu

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Deux syndicats de pompiers s'inquiètent pour la sécurité des leurs et celle de la population si certaines villes de la Rive-Sud venaient, comme elles s’y sont engagées, à réduire leurs seuils minimaux de pompiers.

La MRC de Roussillon, qui comprend notamment les municipalités de Châteauguay et de La Prairie, travaille actuellement à revoir le «schéma de couverture à risque», qui force le déploiement d’un minimum de pompiers en fonction du risque que présente un incendie.

En espérant réaliser des économies, les élus municipaux de la MRC cherchent à revoir cette notion de risque dans certaines situations. Par exemple, un feu dans une école représente actuellement un risque maximal puisque l’on considère qu’il peut y avoir des enfants à l’intérieur.

Si le règlement est accepté, un incendie dans une école serait toujours considéré comme un risque maximal, sauf les soirs et les jours de semaine, où le risque serait reconnu comme moindre: moins de pompiers seraient donc dépêchés sur les lieux.

«Et s’il y a un événement à l’école le samedi et qu'il y a plein de monde, on fait quoi? Cette mesure serait dangereuse pour la population et pour les pompiers», s’est insurgé Sylvain Piteau, conseiller syndical du Syndicat des pompiers et des pompières du Québec (SPQ-FTQ) qui fait front commun dans ce dossier avec les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC).

Un règlement essentiel

La MRC de Roussillon est la première au Québec à revoir le schéma de couverture à risque. Sylvain Piteau craint que d’autres structures municipales suivent cette voie pour des raisons pécuniaires.

«Avant que le Québec adopte le schéma de couverture à risque au début des années 2000, on était le pire endroit en Amérique du Nord pour la sécurité incendie. Ça reste essentiel pour coordonner le travail dans les petites villes, où la plupart des pompiers sont à temps partiel», a tenu à rappeler le syndicaliste.