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Au pied du podium

Ce n’est que partie remise pour L-P.Dumoulin

Louis-Philippe Dumoulin
Photo Chantal Poirier Louis-Philippe Dumoulin

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BOWMANVILLE | Louis-Philippe Dumoulin aura été, lui aussi, l’un des animateurs de la première manche de la saison présentée à Mosport, mais il a dû se contenter de la quatrième place à l’arrivée.

« On avait la voiture pour gagner, a affirmé le champion défendant de la série NASCAR Pinty’s. Quand je me suis battu avec Kevin Lacroix pendant la course, je me suis dit que ça allait très bien... et que tous les espoirs étaient permis. »

Si bien que Dumoulin s’est retrouvé en tête de peloton à un moment donné avant d’effectuer une halte au puits de ravitaillement, ce qui allait par la suite lui coûter, dit-il, une place sur le podium et peut-être même la victoire.

« Notre stratégie d’arrêt au puits de ravitaillement n’a pas été la bonne, a prétendu Dumoulin, sinon la première position était à notre portée.

« Mais je n’en veux pas à l’équipe. J’ai aussi une part de responsabilités dans nos décisions. Il aurait fallu effectuer notre dernier arrêt en même temps que Lacroix et Gary Klutt. On se battait tous les trois pour gagner. Je savais que ma vitesse était meilleure que la leur.

« La bonne nouvelle, c’est que je récolte des points précieux au classement qui pourraient faire la différence en fin d’année. Et c’est d’autant plus encourageant que mon frère pouvait lui aussi espérer une place sur le podium.

« Ça démontre que notre équipe est sérieuse. La saison est encore jeune. Il reste 12 courses à faire... »

Pénalité coûteuse

Parlant de l’aîné, Jean-François a été brillant quand, de la 12e place au départ, il s’est hissé au troisième rang.

« Au début, les pneus provoquaient un sous-virage, a expliqué Dumoulin, mais au fur et à mesure que la course progressait, le comportement de ma voiture s’améliorait. C’est à ce moment que j’ai entamé ma remontée.

« On était bien placés pour terminer parmi les cinq premiers, a-t-il enchaîné. Mais bon, je suis très heureux de ma sixième position. »

Jean-François a dû retourner au puits après sa deuxième escale dans les puits.

« Je me suis arrêté avant qu’un drapeau jaune ne soit déployé, a-t-il expliqué, mais mes mécanos ont échappé une roue pendant l’opération et elle s’est retrouvée hors de mon espace réservé.

« Les officiels m’ont alors imposé une pénalité qui m’a forcé à revenir dans les puits. Ce sont des choses qui arrivent malheureusement. J’ai perdu un tour que j’ai pu récupérer en fin de course, quoique ça devenait de plus en plus compliqué de gagner des places. »

À oublier pour Camirand et Tagliani

Alexandre Tagliani et Marc-Antoine Camirand, qui partageaient la deuxième ligne au départ de la course, n’ont rallié l’arrivée qu’aux 11e et 18e rangs respectivement.

Coéquipiers au sein de l’écurie de Scott Steckly et prétendants logiques au titre en 2019, les deux pilotes se sont accrochés à la fin du 3e tour, dans le dernier virage du circuit, provoquant ainsi le premier de plusieurs drapeaux jaunes pendant la course.

« La porte s’est ouverte, a témoigné Camirand, et j’ai tenté une manœuvre à l’intérieur. La suite on la connaît, on s’est touchés. »

Malgré des dommages apparents, tous deux, non sans quelques visites imprévues au puits de ravitaillement, ont pu poursuivre leur parcours.

« On s’est parlé après la course, Alex et moi, a renchéri Camirand. On a chacun nos versions des faits.

« Je veux voir la reprise vidéo, avant de porter un jugement sur l’incident. C’est une course à oublier. Ce n’est certes pas la façon dont on voulait entreprendre la nouvelle saison. »

Camirand occupait néanmoins la sixième place à deux tours de la fin, quand son accélérateur s’est coincé. Le dérapage a été inévitable et son bolide s’est immobilisé dans un muret de protection au virage quatre du circuit.

« L’impact a été assez violent, a-t-il fait savoir. Mais j’ai pu au moins reprendre la piste et franchir le fil d’arrivée. »