/sports/hockey
Navigation

Roy ne cadre pas à Ottawa

Patrick Roy pourrait être invité à relever un nouveau défi à Ottawa.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Patrick Roy pourrait être invité à relever un nouveau défi à Ottawa.

Coup d'oeil sur cet article

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre samedi. Patrick Roy est l’un des sept candidats pour le poste d’entraîneur-chef des Sénateurs d’Ottawa.

Même si je respecte Roy comme homme de hockey, j’ai pris cette nouvelle avec un grain de sel. Je vois l’ancien gardien effectuer un retour dans la LNH comme entraîneur-chef un jour. Mais pas à Ottawa.

J’ai beaucoup de difficulté à croire que la philosophie de Roy rejoint celle du directeur général Pierre Dorion et surtout celle du controversé propriétaire Eugene Melnyk.

Au cours de la dernière année, les Sénateurs ont nivelé par le bas dans leur gestion de personnel. Ils ont laissé partir tous les vétérans qui avaient une certaine valeur dans des transactions et ils ont congédié leur entraîneur-chef Guy Boucher.

Ils ont atteint le fond du baril et rien n’indique qu’ils ont les éléments pour redevenir compétitifs à court terme.

Partir de zéro ou presque

Revenons à Roy. Il n’a jamais reculé devant les défis comme joueur ou comme entraîneur-chef. Par contre, celui des Sénateurs est à un autre niveau : rebâtir une équipe.

Certes, ils ont quelques jeunes joueurs intéressants comme les défenseurs Thomas Chabot et Erik Brannstrom, ainsi que l’attaquant Brady Tkachuk.

Par contre, ils ont échangé leur premier choix de cette année à l’Avalanche dans la transaction qui a amené Matt Duchene dans la capitale fédérale. On parle ici de la quatrième sélection au total. Une mauvaise décision de hockey qui pourrait hanter les Sénateurs pendant plusieurs années.

Si Roy acceptait cette tâche colossale, il exigerait d’avoir carte blanche dans sa façon de gérer le personnel. Je ne le vois pas se faire imposer des décisions illogiques prises par Melnyk.

Pour Roy, c’est la victoire et rien d’autre. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir.

À sa première campagne avec l’Avalanche du Colorado, Patrick Roy a aidé son équipe à prendre part aux séries. Il a gagné le trophée Jack Adams.

Les erreurs du Colorado

Après deux saisons où sa formation n’a pas pris part aux séries, il a démissionné à la surprise de tout le monde. Plusieurs observateurs ont mentionné que Roy aurait pu avoir certains désaccords avec le directeur général Joe Sakic au sujet de certains dossiers. Il n’avait pas eu le dernier mot notamment dans le dossier Alexander Radulov et ça l’avait irrité.

Cette saison, avec les Remparts, on a senti qu’il avait pris du recul par rapport au hockey et à sa façon de diriger. Il a tiré des leçons de sa première expérience dans la LNH. S’il y retourne, je suis convaincu qu’il va éviter les pièges de son premier séjour derrière un banc du circuit Bettman.

Je le répète. Si on lui offre le poste à Ottawa, il voudra avoir les coudées franches. C’est de cette façon qu’il a toujours travaillé. C’est aussi de cette façon qu’il a réussi.

Piatti aura besoin d’appui

Patrick Roy pourrait être invité à relever un nouveau défi à Ottawa.
Photo Agence QMI, Joël Lemay

On a assisté à un beau moment au stade Saputo samedi après-midi avec le retour au jeu d’Ignacio Piatti. Celui du retour du joueur de concession de l’Impact après deux mois loin de l’action. Son équipe est demeurée dans la course aux séries malgré son absence. Les coéquipiers de Piatti devront continuer à offrir un rendement constant dans les prochaines semaines du calendrier. Le milieu de terrain argentin ne pourra pas tout faire sur le terrain. Si l’Impact souhaite prendre part aux éliminatoires, ça va passer par un effort collectif.

Les Alouettes sont durs à vendre

Patrick Roy pourrait être invité à relever un nouveau défi à Ottawa.
Photo Pierre-Paul Poulin

Si la convention collective entre les joueurs et les propriétaires est ratifiée, les Alouettes lanceront leur camp d’entraînement ce matin à l’Université McGill. Une saison 2019 qui s’amorce sous le signe de l’incertitude. Que ce soit dans les bureaux ou sur le terrain, on se demande comment les Alouettes feront pour éviter une autre catastrophe. L’équipe des Alouettes n’est pas encore vendue après plusieurs rencontres avec des acheteurs potentiels. Et les hommes d’affaires ne se bousculent pas aux portes. L’avenir est plus sombre que jamais.

Makhmudov a besoin d’un combat baromètre

Patrick Roy pourrait être invité à relever un nouveau défi à Ottawa.
Photo Agence QMI, Joël Lemay

Arslanbek Makhmudov a bien fait contre Jonathan Rice qui a été très prudent lors des premiers rounds. J’ai hâte que son promoteur Camille Estephan lui trouve un adversaire avec lequel on pourra avoir une idée juste de son développement. Ce ne sera pas facile. Estephan devra payer une bourse importante s’il souhaite attirer un nom crédible des lourds. C’est la réalité de cette catégorie. De plus, les nombreux knock-out de son boxeur peuvent en faire reculer plus d’un.

Jourdain a fait ce qu’il a pu

Patrick Roy pourrait être invité à relever un nouveau défi à Ottawa.
Photo Martin Chevalier

À ses débuts en UFC, Charles Jourdain est allé au bout de ses limites. Oui, il a pris un combat à seulement trois semaines d’avis. Oui, il concédait une vingtaine de livres à Desmond Green. Je crois cependant que Jourdain s’est présenté un peu vidé sur le plan mental dans l’octogone. Les derniers mois ont été exigeants. C’est partie remise, mais dans la catégorie des 145 lb où il est plus à l’aise. On aura une meilleure idée de son potentiel. Pour le moment, il doit profiter des prochaines semaines pour recharger ses batteries. Il en a besoin.