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Usines de plus en plus polluantes: Legault dénonce les libéraux et promet de l’aide publique

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Photo collaboration spéciale, Mathieu Morasse Le premier ministre François Legault visite le Jewish Museum alors qu'il commence une mission économique à New York.

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NEW YORK | La hausse des émissions de GES des usines québécoises est un échec de l'ancien gouvernement libéral, dénonce François Legault, qui demande aux industriels d’en faire plus tout en promettant de l’aide publique pour les accompagner.

«C’est un échec du gouvernement libéral. On va revoir la gestion du Fonds vert. L’argent qui vient du Fonds vert n’est pas optimisé. On veut des projets ambitieux qui vont devoir réduire les GES pour chaque dollar investi», a lancé le premier ministre dimanche en marge d’une mission économique de quatre jours aux États-Unis.

Le Journal a révélé samedi que malgré les millions du Fonds vert et la bourse du carbone, les grands pollueurs du Québec polluent toujours plus. Leurs émissions de gaz à effet de serre ont même particulièrement bondi entre 2016 et 2017. Le Journal a également publié le palmarès des 100 plus gros pollueurs.

«C’est une bonne liste que vous avez sortie», a lancé François Legault. «Dans les dernières années, on ne mesurait pas l’impact sur réduction GES des subventions du Fonds vert. On va annoncer bientôt une réforme», a-t-il dit.

Un encan à subvention

Le nouveau modèle envisagé par François Legault sera basé sur la concurrence: «On va y aller au plus offrant». Son gouvernement a annoncé 190 millions sur cinq ans pour aider les grands pollueurs. «On n’exclut pas d’en ajouter beaucoup plus que ça. Il y a des centaines de millions de dollars qu’on peut utiliser chaque année dans le Fonds vert», a-t-il lancé.

Il compte ainsi mettre les industriels, les PME, les villes et les ministères en concurrence. «Il y avait une espèce de lobby des ministères pour aller chercher l’argent du Fonds vert. Ce n’est pas comme ça que ça devrait fonctionner. Ça devrait aller au plus offrant: que ce soit une entreprise, une municipalité ou un ministère, on devrait accorder ça aux projets qui réduisent le plus par dollars investis les GES», a indiqué le premier ministre.  

Alors que plusieurs industriels ont haussé leur pollution depuis 2013, M. Legault lance un avertissement. «Il y a beaucoup de travail à faire dans les usines, dans les dernières années on n’a pas réduit, on a augmenté les GES.