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Les réseaux électriques entre provinces ciblés par la Banque de l’infrastructure du Canada

La société d’État fédérale a récemment ajouté cet axe d’investissement

pylône électrique
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La Banque de l’infrastructure du Canada (BIC) vient d’inscrire les interconnexions entre les réseaux électriques des provinces dans ses priorités d’investissement, ce qui pourrait grandement bénéficier à Hydro-Québec. 

Même si elle n’a approuvé qu’un seul projet, celui du Réseau express métropolitain (REM), depuis sa création il y a un an et demi, la BIC et son personnel n’ont pas chômé, s’est défendu le président et chef de la direction de la société d’État Pierre Lavallée en entrevue au Journal

Installée à Toronto, l’institution financière publique a pour mandat de faire des investissements et de chercher à attirer des investisseurs privés dans des projets d’infrastructure. 

Un axe d’investissement s’est récemment ajouté : celui des liens entre les réseaux électriques des provinces. La BIC veut ainsi «planifier et financer des projets qui améliorent l’accès à de l’électricité abordable, fiable et propre de la façon la plus efficace possible». 

«Traditionnellement, les réseaux ont été bâtis en direction nord-sud, et chaque province de son côté. On a aujourd’hui l’opportunité de relier les réseaux pour apporter de l’énergie propre (comme celle d’Hydro-Québec) à d’autres provinces. C’est une énorme opportunité qu’on a», a dit M. Lavallée. 

«Ça ne veut pas dire qu’il faut arrêter les exportations (aux États-Unis) mais plutôt d’ajouter à ça», a-t-il ajouté. 

La société d’État a plusieurs projets d’interconnexion avec des États américains du nord-est, dont l’interconnexion Appalaches-Maine.
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La société d’État a plusieurs projets d’interconnexion avec des États américains du nord-est, dont l’interconnexion Appalaches-Maine.

Vers les États-Unis et l’Ontario 

La BIC a reçu la somme de 5 milliards de dollars pour réaliser des investissements dans l’infrastructure verte, notamment dans des projets d’électricité, comme des interconnexions entre les provinces. 

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Cette nouvelle tombe du ciel pour Hydro-Québec, alors que la société d’État mise beaucoup sur l’Ontario, qui aura bientôt à rénover ses installations nucléaires, pour rentabiliser ses surplus d’électricité. 

«Quand ils vont arrêter les centrales nucléaires, ça nous permettrait de prendre plus d’espace dans cette transition-là», a déclaré le mois dernier le PDG d’Hydro-Québec, Éric Martel. 

Pierre Lavallée confirme que c’est le genre de projet qui pourrait faire l’objet d’un financement de la BIC. 

«Le premier ministre Legault en a discuté avec le ministre Ford, et même si nous on n’est pas dans la politique, c’est certainement le genre de dossier qui retient notre attention », dit-il. 

Il s’est aussi dit ouvert à financer des projets de connexion hydroélectrique avec les États-Unis, alors qu’Hydro-Québec a dans sa mire d’importants contrats avec des États du Nord-Est des États-Unis. « C’est plus complexe, mais ça ne veut pas dire que c’est hors de notre mandat.»