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Luc Dionne: Un festivalier assidu

Luc Dionne
Photo Maxime Demers L’auteur Luc Dionne n’a raté aucune édition du festival depuis 2011.

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CANNES | On l’aperçoit régulièrement dans les files d’attente à l’entrée des salles du Palais des Festivals. Luc Dionne, l’auteur de la très populaire série télé District 31, ne rate pas un Festival de Cannes depuis des années et il prend son rôle de festivalier très à cœur.

« Pour moi, venir à Cannes, c’est comme des vacances », lance le prolifique scénariste, rencontré lundi matin sur la plage du Palais des festivals.

« Je viens ici pour me faire plaisir. Ça me permet de me ressourcer et de me garder à jour de ce qui se fait au cinéma.

« J’ai commencé à venir sur la Côte d’Azur dans les années 1980 parce que j’ai des amis ici. J’ai découvert le festival pour la première fois à la fin des années 1980. Je suis venu ensuite à deux reprises dans les années 1990, puis quelques fois pendant les années 2000. Mais depuis 2011, je suis là chaque année. »

Marion Cotillard était entourée de Jean Dujardin et Gilles Lellouche pour assister à la projection du film La belle époque.
Photo AFP
Marion Cotillard était entourée de Jean Dujardin et Gilles Lellouche pour assister à la projection du film La belle époque.

Alors que plusieurs professionnels fréquentent le festival pour brasser des affaires, Luc Dionne y va pour voir le plus de films possible. Son objectif : visionner tous les longs métrages de la compétition.

« Je les vois tous, ou presque, dit-il. Et je dirais que cette année, c’est la meilleure année que j’ai connue. Il y a des gros canons, les Tarantino, Malick. C’est du gros fun. J’ai un gros coup de cœur pour le film de Terrence Malick (Une vie cachée). Mais Cannes, c’est une drôle de bibitte. On ne sait jamais à quel film le jury va donner la Palme d’or. »

Retomber en amour avec le cinéma

Très occupé depuis quelques années avec sa série District 31, Luc Dionne n’a pas écrit et réalisé pour le cinéma depuis Omerta, en 2012. Ce voyage annuel à Cannes lui permet de garder un lien avec le 7e art.

« J’ai arrêté de faire du cinéma parce que je n’étais pas très à l’aise avec les films que je faisais, observe le réalisateur d’Aurore et de L’enfant prodige.

« Denis Villeneuve a déjà dit qu’après ses deux premiers longs métrages, il avait pris dix ans pour s’arrêter et regarder des films. J’essaie de faire ça en ce moment. Mais l’hiver, je n’ai pas le temps de regarder des films parce que je passe mon temps à écrire. Là, depuis quelques années, j’ai trouvé mon rythme idéal : dès que j’arrête d’écrire au printemps, je me vide la tête, je viens à Cannes et je retombe en amour avec le cinéma. »

Willem Dafoe a pris la pose avec la jeune Anna Ferrara, qui incarne sa fille dans le film Tammaso.
Photo AFP
Willem Dafoe a pris la pose avec la jeune Anna Ferrara, qui incarne sa fille dans le film Tammaso.

Luc Dionne amorcera l’écriture de la quatrième saison de District 31 le 1er juin en prévision du tournage des nouveaux épisodes qui doit débuter en août. Il sait que la tâche qui l’attend est colossale.

« J’y vais une page à la fois et un épisode à la fois. C’est beaucoup d’ouvrage, mais je ne vais pas me plaindre. J’aime ça. Et c’est quand même tout un privilège de pouvoir rentrer dans la maison du monde quatre soirs par semaine de 19 h à 19 h 30. »

« C’est sûr que si je m’installe le 1er juin et que je me dis que j’ai 4800 pages à écrire, ça se pourrait que je sois déprimé », lance-t-il en riant.

Maradona à hauteur d’homme

Luc Dionne
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Avant Messi, il y a eu Maradona... L’icône du football argentin Diego Maradona a fait l’objet d’un documentaire intime et fascinant qui a été présenté hors compétition lundi au Festival de Cannes.

Les fans de soccer (et ils sont nombreux de ce côté-ci de l’Atlantique) attendaient impatiemment la projection de ce nouveau film du réalisateur britannique Asif Kapadia, l’homme derrière les excellents documentaires Senna (sur Ayrton Senna) et Amy (sur la chanteuse Amy Winehouse).

Construit à partir d’une incroyable collection d’images d’archives et personnelles, ce nouveau film intitulé simplement Diego Maradona propose un portrait intime de l’homme qui se cache derrière ce joueur au tempérament bouillant dont la carrière a été marquée par de nombreuses controverses (tricherie, liens avec la mafia, problèmes de drogue, etc.).

L’actrice française Isabelle Adjani.
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L’actrice française Isabelle Adjani.

Le documentaire suit essentiellement ses années dans le club de Naples, en Italie, de 1984 à 1991. Après un passage raté à Barcelone, Maradona prend tout le monde par surprise en 1984 en s’engageant avec Naples, une équipe moribonde qui n’a pratiquement encore rien gagné. Son arrivée aura un impact immédiat sur les performances du club napolitain qui remportera même deux championnats d’Italie avec Maradona comme capitaine. Il passera de héros à zéro à Naples quand l’Argentine battra l’Italie en demi-finale de la Coupe du monde en 1990.

Asif Kapadia est passé maître dans l’art de raconter une histoire à partir de documents d’archives. Comme il l’avait fait avec Senna et Amy, le cinéaste a réussi à dénicher des images inédites et fascinantes qui nous plongent dans l’intimité de Maradona. On y découvre un homme passionné, fragile et attachant qui a eu du mal à composer avec son statut de meilleur joueur au monde. Et on y revoit avec émotion ses prouesses et ses buts spectaculaires qui ont si souvent soulevé les foules. Un petit bijou de film pour les amateurs de soccer et de sport en général.

 

Échos de la Croisette

 

Tarantino s’amène

Luc Dionne
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Ce sera la journée de Quentin Tarantino aujourd’hui à Cannes. Le cinéaste américain montera les marches du Palais des Festivals ce soir pour présenter son nouveau film, Il était une fois à Hollywood. Le réalisateur qui a remporté la Palme d’or il y a exactement 25 ans avec Pulp Fiction devrait normalement être accompagné des trois stars principales de son film, Leonardo DiCaprio, Brad Pitt et Margot Robbie.

En prévision de la première mondiale du film, Tarantino a publié lundi sur les réseaux sociaux un message demandant aux festivaliers de ne pas divulgâcher l’histoire pour les spectateurs qui verront le long métrage plus tard.

Une rare apparition publique

Surprise : le réalisateur américain Terrence Malick que plusieurs surnomment l’homme invisible à cause de sa discrétion légendaire a fait une très rare apparition publique dimanche soir à la première de son nouveau film, Une vie cachée. Même s’il n’a pas foulé le tapis rouge, Malick était dans la salle pour la projection et des images de lui aux côtés de ses deux acteurs ont été publiées sur les réseaux sociaux. Sans surprise, le réalisateur de 75 ans n’a toutefois pas participé à la conférence de presse de son film lundi midi.

Des favoris

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Parlant de Terrence Malick, son drame Une vie cachée figure, à mi-parcours dans la compétition, parmi les grands favoris pour la Palme d’or. La presse française a été particulièrement élogieuse à l’égard du film, mais les critiques anglo-saxonnes ont curieusement émis plus de réserves. Le film qui fait le plus l’unanimité pour le moment demeure Douleur et gloire de Pedro Almodovar.