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Roy: une alternative intéressante

Patrick Roy
Photo d’archives, Annie T. Roussel L’entraîneur des Remparts, Patrick Roy, est sur les rangs pour succéder à Guy Boucher congédié en mars dernier par les Sénateurs.

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Pierre Dorion a rencontré plusieurs candidats pour pourvoir le poste laissé vacant à la suite du licenciement de Guy Boucher. Cette semaine, il se propose d’avoir un entretien avec Patrick Roy.

Intéressant, n’est-ce pas ?

Les Sénateurs ont lancé la saison dernière le processus de reconstruction liquidant, au cours des 23 derniers mois les joueurs d’influence. Ils ont également apporté quelques changements au niveau administratifs. Maintenant, Dorion a pour objectif de trouver l’homme qui réunira toutes les ressources pour assurer le développement des jeunes joueurs de l’organisation. Il devra également posséder les connaissances pour diriger une équipe de la Ligue nationale. Il devra composer dans un contexte bien particulier. Les Sénateurs appartiennent à un propriétaire qui a soulevé la colère des partisans. Il a échoué également dans le fameux dossier de la construction d’un nouvel amphithéâtre.

Eugene Melnyk a promis une équipe spectaculaire pour 2021, une promesse que plusieurs ont qualifiée de loufoque par un propriétaire qui a perdu la confiance des consommateurs.

Il lui faut donc quelqu’un possédant une solide crédibilité. Un personnage avantageusement connu dans les cercles du hockey. Un homme de caractère.

Roy répond à tous ces critères.

Cependant, Dorion doit être bien conscient que l’ex-gardien prend beaucoup de place dans une organisation. Il désire avoir des pouvoirs décisionnels sur les effectifs. Il a quitté le Colorado parce que Joe Sakic n’a pas voulu embaucher Alexander Radulov.

Si le directeur général croit que Roy pourra relancer la concession, il devra convaincre Melnyk sur les conditions qui accompagnent l’embauche d’un homme comme Patrick Roy.

La solution

Tout à fait d’accord avec la remise en question des gens qui chapeautent le département des officiels de la Ligue nationale. C’est bien beau une révision complète du livre des règlements mais qui sera en charge de le faire ? Les mêmes personnes qui dirigent le département. On peut toujours questionner la compétence de certains officiels et juges de ligne mais, à cet égard, pourquoi les directeurs généraux et les propriétaires ne réagissent pas devant les événements qui ont marqué les séries éliminatoires ? Pourquoi ne s’attardent-ils pas aux têtes dirigeantes du département ? Quelques observateurs suggèrent qu’on devrait sérieusement regarder au haut de l’organigramme. Ne devrait-on pas s’interroger sur les résultats accumulés par les gens qui dirigent le département des officiels ?

Je pense entre autres à Colin Campbell.

Protégé par Gary Bettman, qu’a-t-il apporté comme solution pour résoudre le problème ? Il y a également Stephen Walkom, mais au moins, il a fait adopter quelques règlements intéressants. Celui obligeant l’équipe pénalisée à subir une première mise en jeu dans son territoire. Il a été à l’origine qu’une équipe coupable d’un dégagement à l’autre bout de la patinoire ne pouvait modifier les effectifs sur la patinoire au moment de l’infraction.

Campbell est-il toujours l’homme de la situation ? Qu’a-t-il fait dans le passé pour améliorer le département ou encore pour amenuiser la controverse qui, année après année, au printemps surtout, soulève les interrogations sur le travail des officiels ?

Un deuxième gardien

L’exceptionnelle prestation de Tuukka Rask n’est pas sans remettre en question la théorie sur l’utilisation du gardien. Si tu paies Carey Price 10,5 millions $ par saison, tu veux un retour sur investissement et ça signifie une soixante de matchs, peut-être plus.

Par contre, à Boston, Rask a partagé le boulot avec Jaroslav Halak pendant le calendrier de 82 matchs. Par conséquent, on soutient que si le gardien numéro un des Bruins connaît autant de succès c’est parce que, justement, il a profité du système pour garder la forme et surtout pour maintenir son degré d’énergie à son plus haut niveau.

Doit-on alors réduire le temps de jeu de Price ? J’imagine que Geoff Molson ne lui a pas consenti un contrat faramineux, ayant un impact sur les opérations quotidiennes de l’équipe, pour disputer entre 45 à 50 matchs. Le contrat de Price et son temps d’utilisation ne devraient pas changer l’équation. Donc, peut-on dénicher un gardien de soutien appelé à disputer 25 matchs, ayant la responsabilité de tirer le maximum d’une possibilité de 50 points au classement ?

Charlie Lindgren peut-il remplir cette mission ? Les penseurs du Tricolore – du moins Claude Julien – n’utiliseront pas le système des Bruins. Par conséquent, Marc Bergevin doit dénicher un gardien pouvant remplir une telle mission. Brian Elliott n’a jamais été un gardien pouvant occuper le poste de numéro un. Mais, il a toujours été un gardien de soutien très fiable. Anders Nilsson sera-t-il disponible après avoir terminé la dernière saison à Ottawa ? Il y aura aussi des gardiens dont les contrats seront rachetés.

À suivre...

Un choix logique

Le retour de John Davidson à New York était écrit dans le ciel. À partir du moment où Glen Sather a annoncé qu’il quittait son poste de président de l’équipe, Davidson est devenu le seul et unique candidat.

Très populaire auprès de la clientèle, adulé par les partisans des Rangers comme gardien et comme commentateur aux matchs de l’équipe, il aura un impact majeur sur la relance de la concession. D’une part, les partisans des Rangers seront moins impatients sachant fort bien que Davidson rencontrera les objectifs et également parce qu’il a fait ses preuves à St. Louis et à Columbus.

La question qu’on doit maintenant se poser : son arrivée à New York influencera-t-elle la décision que prendra Artemi Panarin ?

Panarin a passé les deux dernières saisons à Columbus alors que Davidson était le président. Disons que les Rangers ont pris les devants dans le derby Panarin.