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Sécurité incendie: la sécurité des gens n’est pas en danger, selon la MRC de Roussillon

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 La MRC de Roussillon, sur la Rive-Sud de Montréal, assure que la sécurité de la population ne sera pas compromise si les effectifs de pompiers sont réduits en cas d’incendie mineur, contrairement à ce qu’affirment les syndicats.

Les maires de la MRC, qui comprend notamment les villes de Châteauguay, Saint-Constant et La Prairie, planchent présentement sur une révision du «schéma de couverture de risques». En d’autres mots, certains types de brasiers pourraient ne plus avoir la cote de risque maximale. Les services incendie de la MRC pourraient ainsi dépêcher moins de pompiers dans ces situations, réalisant par le fait même des économies. Les possibles avantages financiers n'ont cependant pas encore été chiffrés.

«Ce qui est important pour les villes, c’est d’assurer un juste équilibre entre la sécurité physique et financière des citoyens», a justifié par communiqué le préfet de la MRC et maire de Saint-Constant, Jean-Claude Boyer.

Une telle réforme de la politique d’incendie devrait être approuvée par le ministère de la Sécurité publique et ne pourrait être effective que dans cinq ans. D'ici là, le schéma d'incendie actuel continue de s'appliquer. La MRC tiendra des consultations dans les prochains mois.

Sécurité en danger?

Selon le Syndicat des pompiers du Québec, affilié à la FTQ, et les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), la sécurité des citoyens serait mise à mal si de telles mesures venaient à être adoptées.

«Les villes courent après le trouble. On veut faire des économies, mais à quel prix?», demande Sylvain Piteau, conseiller syndical au Syndicat des pompiers du Québec.

M. Piteau croit que les schémas actuels de couverture de risque sont essentiels et rappelle qu’ils ont été implantés par Québec au début des années 2000 parce que la province était le pire endroit pour la gestion des feux à l’époque.

Il réitère que les pompiers n’ont aucun intérêt à défendre le statu quo, si ce n’est que la sécurité du public.

«Pour nous, il n’y a pas d’intérêt financier. Même si la mesure finit par passer, il n’y aura pas de suppression de postes de pompier», a défendu le syndicaliste.

Attitude dénoncée

Du côté de la MRC, on dénonce l’attitude des syndicats, qui chercheraient seulement à faire peur à la population.

«Le discours des syndicats est déplorable. C'est une mauvaise technique de négociation alors que les conventions collectives viennent à échéance dans quelques villes de la MRC», a insinué la mairesse de Mercier, Lise Michaud, présentée par les syndicats comme l'instigatrice du projet.

À l’heure actuelle, la MRC de Roussillon est la seule au Québec qui cherche à revoir son schéma de couverture à risque.