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Une baisse des ventes de drones anticipée en raison de la nouvelle réglementation

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Le pilotage d’un drone au Canada ne sera plus aussi simple que le fait d’en faire l’achat pour quelques centaines de dollars dans une grande bannière de l’électronique, à partir du 1er juin, et l’industrie anticipe en conséquence une baisse des ventes dans le segment récréatif.

Dans quelques jours, tous les propriétaires d’un drone pesant plus de 250 grammes devront se plier à la nouvelle réglementation de Transports Canada, plus stricte, ou bien ils s’exposeront à des amendes pouvant aller jusqu’à 1000 $ pour la plupart des infractions.

Ils devront entre autres faire immatriculer leur appareil et se soumettre à un examen de connaissances en ligne d’environ une heure.

Les consommateurs visés

Un drone de 250 grammes, «ça tient dans la paume d’une main, ce sont des drones qui sont pratiquement des jouets», fait remarquer Charles Goyette, instructeur en chef à l’école I/Drone à Montréal.

La plupart des consommateurs faisant l’achat d’un drone pour le plaisir seront donc visés par les changements.

«Pour monsieur et madame Tout-le-monde, effectivement, je pense que ça va peut-être réduire les ventes sur le marché québécois, canadien, mais à quel point ? C’est très difficile à chiffrer», commente aussi Jonathan Dupont-Champagne, président de la firme DroneXperts, un phénomène qu’il attribue au déclin observé de l’engouement pour les drones, mais aussi aux nouvelles exigences, qui pourraient en décourager certains.

Bien perçu

Les deux experts accueillent cependant ce nouvel encadrement à bras ouverts. «C’est très bien, parce qu’on assure un espace aérien sécuritaire», dit M. Goyette.

«En tenant compte que l’immatriculation coûte 5 $ et que l’examen coûte 10 $, je trouve que le gouvernement a fait un effort pour rendre ça accessible», analyse-t-il.

En fait, Transports Canada veut surtout s’assurer que tous les opérateurs de drone sont conscients des règles, croit M. Dupont-Champagne.

«C’était trop facile d’acheter un équipement, de ne pas avoir la bonne information et d’aller faire voler son drone en plein centre-ville de Québec, ce qui est strictement interdit pour monsieur et madame Tout-le-monde», remarque-t-il.

Selon Charles Goyette, Transports Canada se devait d’agir dans la foulée de plusieurs incidents, comme celui d’octobre 2017, lorsqu’un drone a percuté l’aile d’un aéronef transportant huit personnes dans le ciel de Québec, ce qui n’a fait heureusement aucun blessé.