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Photo Agence QMI, Joël Lemay Orji Okwonkwo et l’Impact ont été impuissants à prendre la mesure du Revolution de la Nouvelle-Angleterre, samedi.

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Comme d’habitude, l’Impact a amorcé la saison 2019 avec plusieurs matchs à l’étranger.

On pouvait observer une réalité semblable les saisons précédentes, mais cette année, on a un peu exagéré.

Normalement, jouer autant de matchs sur les terrains adverses pour commencer l’année peut être un piège pour le moins dangereux. Il est difficile d’engranger des points et du même coup du momentum en début de saison, une réalité qui peut nous suivre pour le reste du calendrier. Si l’équipe rate à ce moment son entrée, elle passe le reste du temps à se rattraper, ce qui n’est jamais une situation facile.

Pour le moment, Rémi Garde peut être très content de ce que son équipe a accompli. En vous réveillant ce matin, vous verrez que l’Impact est troisième au classement de l’Association de l’Est.

Théoriquement, le Bleu-blanc-noir a réussi à tourner ce calendrier en avantage. Comme en MLS, le pourcentage de victoire est beaucoup plus élevé à domicile, l’Impact est en bonne posture pour la suite des choses. Parce qu’il lui reste presque le double de matchs à jouer au Stade Saputo plutôt que chez l’adversaire (13 contre 7), il est en position pour attaquer le haut du classement.

Malgré tout, Garde en est conscient, toute cette analyse demeure théorique...

Précieux points perdus

Au stade Saputo cette saison, l’Impact présente une fiche de 2-1-1. Ce n’est pas mauvais, mais c’est loin d’être spectaculaire.

Samedi dernier, face à la dernière équipe au classement de l’est, le Bleu-blanc-noir a perdu des points. Faire match nul contre le Révolution de la Nouvelle-Angleterre tient presque de l’échec à ce point-ci de la saison.

Parce que l’Impact n’a pas su profiter du fait que l’adversaire traversait des moments troubles avec un changement d’entraîneur et des problèmes internes qui minent la cohésion sur le terrain.

En plus, l’Impact n’a pas non plus su bénéficier du retour de Nacho Piatti dans son alignement. Il aurait dû se sentir revigoré par le retour au jeu du magicien. Dans ce département, ça a été plutôt calme comme party.

Bref, la performance de samedi nous laisse sur notre faim, autant à cause du résultat qu’au point de vue de la performance. Et ça nous oblige à douter de cette équipe qui a pourtant, je l’ai écrit pus haut, un calendrier favorable d’ici la fin de l’année.

Grande visite

La semaine dernière, Don Garber était de passage dans la métropole québécoise pour discuter avec les gens d’affaires au Cercle canadien. Le commissaire de la MLS tenait notamment à parler des améliorations à apporter au Stade Saputo.

Pour éviter de jouer autant de matchs sur les terrains adverses en début de saison, l’Impact devra apporter des modifications à son stade. De plus, dans une ligue en plein « boom » d’expansions, les Montréalais devront s’assurer de suivre le rythme effréné et offrir la meilleure « expérience client » possible à ses spectateurs.

Parce qu’en Amérique du Nord, beaucoup qu’en Europe, on insiste sur ce qu’on pourrait appeler « l’emballage des matchs. » Est-ce que l’accès au stade est convivial ? Y est-on confortable ? Y a-t-il de l’animation avant, pendant et après le match pour soutenir l’intérêt des spectateurs ?

Certes, c’est la nature du business, aucune équipe n’y échappe. Et j’aime bien le Stade Saputo, mais il faut toujours penser, dans un milieu si compétitif, à l’améliorer et le rendre plus rentable.

Mais, traitez-moi de vieux jeu, je pense que le meilleur marketing demeure le spectacle sur le terrain. Est-ce que le produit sur la pelouse est attirant ? Est-ce que l’équipe est toujours une menace ou elle doit se contenter d’une figuration en séries éliminatoires tous les trois ans ?

Vous aurez beau m’offrir un lazy-boy comme siège avec un massage de pieds, si l’équipe sur le terrain n’offre pas de spectacle, je n’irai pas plus au stade.

Jusqu’ici cette saison, l’Impact a été trop souvent à côté de la plaque à ce niveau.

En plus d’offrir des à-côtés, le Bleu-blanc-noir doit aussi plaire aux « partisans du jeu. » Ceux qui, comme moi, vont voir un match de soccer en priorité. Les Marco Di Vaio et autres Didier Drogba sont beaucoup plus attirants qu’un tirage de t-shirt ou qu’un hot-dog moutarde, choux et caviar.

Ce sont eux, les joueurs, qui nous feront revenir au stade et qui laisseront une trace dans nos subconscients.