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La coiffure à 1$ la minute veut conquérir le métro

La coiffure à 1$ la minute veut conquérir le métro
Joël Lemay / Agence QMI

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L’homme d’affaires André Dagenais rêve que vous vous fassiez couper les cheveux directement dans les gares de train, les terminus d’autobus ou les stations de métro. Son concept Station10 facture 1 $ la minute et opère trois succursales à la station Longueuil, à la Gare d’autocars de Montréal connectée à Berri-UQAM et dans le tunnel Cathcart entre la station McGill et la Place Ville-Marie.

Jadis, les barbiers abordables abondaient dans les lieux achalandés, mais le coût élevé des locaux a fini par les chasser du centre-ville. André Dagenais revient en quelque sorte aux origines de la profession, avec une exception toutefois: le service s’adresse aussi aux femmes.

«Beaucoup de femmes découvrent qu’elles peuvent faire couper leurs pointes ici pour pas cher et rapidement en comparaison du salon traditionnel», a expliqué l’homme d’affaires.

Personnel stable

Depuis son ouverture en janvier 2017 à la station Longueuil, la toute première succursale de Station10 emploie toujours le même personnel, selon Alexandra, une coiffeuse de l’endroit.

«C’est bon signe dans un domaine où il y a souvent beaucoup de “roulement”, fait-elle remarquer.

«Nos employés reçoivent le salaire minimum, plus une prime à la coupe de 1$, plus leurs pourboires, alors, comme ils voient parfois vingt clients dans une journée, ça leur fait un revenu satisfaisant», a spécifié M. Dagenais, qui a ouvert les autres succursales au courant de l’année 2018.

La coiffure à 1$ la minute veut conquérir le métro
Joël Lemay / Agence QMI

Services essentiels

À l’origine, André Dagenais ambitionnait d’offrir des coupes en dix minutes (de là le nom Station10), mais c’était trop serré : «ça brusquait les coiffeurs et les clients craignaient un travail bâclé. Ça prend plus quinze ou vingt minutes en moyenne.»

Pour baisser ses prix au maximum et accélérer le roulement, Station10 offre uniquement l’essentiel: pas de shampoing, pas de produits chimiques, pas de vente de produits capillaires.

Pas de réceptionniste ou de caissière non plus: les clients peuvent payer uniquement par carte et les réservations se font uniquement en ligne. On peut toujours venir sans rendez-vous, mais le prix d’une coupe augmente alors à 1,20 $ la minute.

«C’est un bonheur de se concentrer sur la coupe et de ne plus manipuler de produits chimiques à longueur de journée», a confié la coiffeuse Claire Henry, qui travaillait dans des salons de luxe en France, d’où elle est originaire.

Avenir prometteur

André Dagenais veut ouvrir beaucoup d’autres succursales en ville et tôt ou tard en banlieue: «The sky is the limit!», s’enthousiasme-t-il.

«Partout où il y a beaucoup d’achalandage et où ce sont les mêmes gens qui repassent, nos salons trouveront une clientèle. L’obstacle, c’est de trouver un local à louer sur place. Des fois, il n’y en a pas et il faut attendre que quelque chose se libère», a-t-il nuancé.