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Aucune accusation dans le dossier du camionneur brûlé vif sur l'autoroute 40

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MONTRÉAL – Aucune accusation criminelle ne sera déposée relativement à l’accident tragique qui a coûté la vie, il y a près de trois ans, au camionneur Gilbert Prince, mort brûlé vif sur l’autoroute 40, à Montréal. 

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 «À la suite de l'examen complet du dossier d'enquête transmis par la Sûreté du Québec, le DPCP conclut qu'aucune accusation ne sera portée relativement à cette affaire», a appris TVA Nouvelles. 

 «La procureure qui a procédé à l'analyse du dossier a rencontré les proches de la personne décédée afin de les informer qu'elle n'était pas en mesure de démontrer un acte criminel en l'espèce», a écrit le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) à la suite de questions de TVA Nouvelles. 

Un membre de la famille de l'homme de 52 ans a fait part de sa déception à la suite de cette annonce. 

Selon nos informations, la Sûreté du Québec (SQ) avait suggéré, à la fin de son enquête, le dépôt d’une accusation de négligence criminelle contre l’entreprise Bombardier, propriétaire d’un camion qui aurait causé l’accident. 

Bombardier avait déjà été montré du doigt en 2017 dans un rapport de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) concernant cet accident tragique. 

Le 9 août 2016, c’est un camion-citerne de la compagnie Bombardier qui s'est immobilisé sur l’autoroute 40 à la suite du déclenchement inopiné de son dispositif d’interverrouillage. Une série d’accidents impliquant des poids lourds s'en est suivi, provoquant au final une explosion qui a entraîné la mort de Gilbert Prince, un père de quatre enfants. 

Carol Bujold, un autre camionneur, avait agi en bon samaritain en tentant d’ouvrir la porte de M. Prince, qui était coincé à l’intérieur de son camion. Il n’a malheureusement pas réussi. 

Le rapport de la CNESST soulignait que le camion de Bombardier aurait subi d’autres arrêts en 2016 et que l’entreprise devait y voir de près. 

Des sanctions sont encore possibles contre Bombardier puisque des audiences de la Commission des transports du Québec auront lieu en juin et en septembre.