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Encore une forte hausse des baux de villégiature

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Les villégiateurs qui occupent le domaine public dans les forêts de la Mauricie et de la Haute-Mauricie font encore face à une importante hausse de leur loyer. 

Guy Brouillette vient de recevoir sa facture du ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles pour 2019. Il doit acquitter un montant de 2660 $, une majoration de 16 % sur l'an dernier. Le villégiateur occupe un espace en bordure d'un marais, dans la région de Mékinac. Il y a installé un modeste chalet. 

Depuis 2011, la hausse cumulative de son loyer est de 448 %. «On est la pire région jusqu'à la Baie-des-Chaleurs où se trouve [le député péquiste] Sylvain Roy qui prêche pour nous. Il répète d'ailleurs que c'est inconcevable qu'on paie ce prix-là et se demande ce qui se passe avec la Mauricie», a souligné Guy Brouillette. 

L'évaluation des chalets sur les terres publiques jusqu'aux confins de la Haute-Mauricie est fixée en fonction de la valeur d'un seul chalet se trouvant à Sainte-Thècle, près de Saint-Tite. 

La MRC de Mékinac dénonce cette méthode de fixation de la valeur des baux. «Le pôle de Sainte-Thècle qui est un exemple de ce qui devrait être facturé aux villégiateurs est beaucoup trop élevé par rapport à une évaluation normale», a plaidé Bernard Thompson, préfet de cette MRC. 

Le jeu de l'offre et la demande y sont également pour quelque chose. Pour les 12 baux de villégiature rendus disponibles l'an dernier, 1600 preneurs ont signifié leur intérêt. 

La CAQ s'était engagée durant la dernière campagne électorale à limiter à la hausse de l'inflation, l'augmentation du loyer en forêt. Le gouvernement Legault entend respecter cet engagement. Une révision du mode d'évaluation est d'ailleurs en cours. 

Des consultations avec les villégiateurs sont prévues. La nouvelle formule ne s'appliquera toutefois pas avant 2021 puisque l'actuel décret est valide encore jusqu'à l'an prochain. 

«Ce qui est fait malheureusement on ne peut pas revenir là-dessus. Ça ne sera pas rétroactif», a indiqué Marie-Louise Tardif, la députée de Laviolette-Saint-Maurice.