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L’avocat de Stormy Daniels accusé d’avoir volé de l’argent destiné à sa cliente

L’avocat de Stormy Daniels accusé d’avoir volé de l’argent destiné à sa cliente
AFP

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Déjà accusé de tentative d’extorsion et de malversations financières, l’avocat américain Michael Avenatti, qui s’est rendu célèbre en représentant l’ex-maîtresse présumée de Donald Trump Stormy Daniels, a été inculpé mercredi d’avoir détourné de l’argent destiné à sa cliente.

Selon l’acte d’accusation de 16 pages rendu public par le procureur fédéral de Manhattan, l’avocat de Los Angeles aurait falsifié des documents pour se faire verser directement quelque 300 000 dollars destinés à sa cliente, correspondant à une partie de l’avance payée par un éditeur pour un livre qu’elle devait écrire.

Stormy Daniels (de son vrai nom Stephanie Clifford) n’est pas citée nommément dans l’acte d’accusation, qui parle d’une « victime no 1 », sans l’identifier. 

Mais plusieurs médias américains affirment qu’il s’agissait bien de l’actrice porno qui avait attaqué Donald Trump en justice pour faire annuler un accord de confidentialité l’empêchant de parler de leur liaison présumée en 2006 et 2007.

L’accord prévoyait le versement de 130 000 dollars peu avant l’élection présidentielle de novembre 2016.

Michael Avenatti l’a confirmé indirectement lui aussi dans un tweet mercredi, en assurant « qu’aucun argent lié à Mme Daniels n’a jamais été détourné » et qu’il serait « disculpé ».

L’argent détourné par M. Avenatti, qui représenta Stormy Daniels de février 2018 à février 2019, lui aurait servi à payer toutes sortes de dépenses professionnelles et personnelles, y compris la location d’une Ferrari, selon le procureur.

Ces allégations pourraient valoir à l’avocat vedette, connu pour mener grand train, une peine allant jusqu’à 22 ans de prison en cas de condamnation.

Ce nouvel acte d’accusation confirme que les déboires judiciaires de cet avocat très médiatique sont loin d’être terminés. 

Après avoir été un très agressif détracteur de Donald Trump sur Twitter, il avait été arrêté à New York le 25 mars dernier pour tentative d’extorsion aux dépens de l’équipementier sportif Nike.

Il a aussi été inculpé, en avril à Los Angeles, de 36 chefs d’accusation portant sur des détournements de fonds, fraudes fiscales et bancaires et faillites frauduleuses, dont les peines cumulées possibles, en cas de condamnation, atteindraient 355 ans. 

Il a toujours clamé son innocence, et avait été remis en liberté en échange d’une caution de 300 000 dollars.