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Leur magasin général sera sauvé

Une coop sera créée pour que les services postaux, de nettoyeur et de dépanneur restent dans le village

Coop Saint-Norbert
Photo Simon Dessureault Les propriétaires du dépanneur Gami, Pierre Sirois et Diane Lagacé (à droite), transmettent le pain et le lait à Simon Boudreau et Hélène Blondin, en symbolique du transfert d’entreprise à la communauté.

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SAINT-NORBERT | Un couple d’un petit village dans Lanaudière veut préserver la vie économique de sa communauté de 1000 âmes en lui léguant son magasin général.

Diane Lagacé et Pierre Sirois travaillent depuis deux ans à trouver des habitants de Saint-Norbert qui souhaiteraient prendre le relais de leur dépanneur en le transformant en coopérative de solidarité sociale, dont le nombre de membres bénévoles sera illimité.

« On s’est beaucoup attachés aux gens d’ici, a affirmé Mme Lagacé, alors que le couple de 55 ans est originaire de Saint-Cuthbert, le village voisin. On ne veut pas que le dépanneur Gami “tombe” entre les mains de grosses bannières ou de gens indifférents à la communauté. »

À l’automne

À partir de l’automne prochain, la coop gérera le dépanneur et la station-service de la rue Principale de Saint-Norbert, situés à environ 30 minutes de Berthierville.

Ils ont acheté l’entreprise il y a cinq ans parce qu’ils étaient fatigués de faire de la route jusqu’à leur boulot pour une société d’habitation à Montréal.

S’ils ont décidé de le vendre peu de temps après, c’est parce que la charge de travail pour un couple était énorme.

Selon Hélène Blondin, une des membres à la tête de la coopérative, les revenus du commerce pourraient servir à implanter un café internet, une friperie et une boulangerie, notamment.

Esprit de collectivité

« On a des demandes en ce sens et on veut redonner à la communauté pour que ça devienne éternel, au lieu que l’argent aille à Couche-Tard ou à Petro-Canada », affirme Mme Blondin.

« L’idée se fera dans un esprit de collectivité, on ne veut pas être en compétition avec les commerçants locaux, a pour sa part juré Simon Boudreau, un autre membre de la coopérative, qui habite Saint-Norbert depuis 10 ans. Il y a, par exemple, déjà un restaurant qui fait des hot-dogs et des hamburgers, on n’en créera pas un autre. »

Maintenir des services

Cette coop permettrait également de maintenir des services qui ne rapportent pas, mais qui sont populaires, comme le comptoir de nettoyeur, la poste, les vers de terre pour la pêche ainsi que les permis de pêche, selon Mme Lagacé.

M. Sirois affirme que le dépanneur est en excellente santé financière, selon des firmes spécialisées qui l’ont évalué, car le commerce est situé sur une rue passante d’automobilistes en provenance de Joliette et Montréal qui se rendent à leurs chalets.