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«Une situation parfaite» pour Philippe Boucher

Il a été officiellement nommé directeur général des Voltigeurs de Drummondville

Philippe Boucher a déjà plusieurs dossiers sur son bureau, dont celui du repêchage qui aura lieu le 8 juin à Québec. Le président des Voltigeurs, Éric Verrier (à gauche) a confiance de voir son nouveau directeur général s’acquitter de cette tâche avec brio.
Photo Kevin Dubé Philippe Boucher a déjà plusieurs dossiers sur son bureau, dont celui du repêchage qui aura lieu le 8 juin à Québec. Le président des Voltigeurs, Éric Verrier (à gauche) a confiance de voir son nouveau directeur général s’acquitter de cette tâche avec brio.

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DRUMMONDVILLE | Après une pause d’un peu plus d’un an, Philippe Boucher s’ennuyait du monde du hockey, mais il n’était pas prêt à y revenir à n’importe quel prix. Quand l’opportunité de devenir directeur général des Voltigeurs de Drummondville s’est présentée, toutefois, il a su que les astres étaient alignés.

La vie fait parfois bien les choses. Il y a 14 mois, peu de temps après qu’il eut remis sa démission aux postes d’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Boucher s’était retiré du processus d’embauche à Drummondville qui, au final, avait permis à Stéphane Desroches d’obtenir le poste.

« Je voulais m’offrir une année sabbatique ou une semi-retraite du hockey pour prendre du recul un peu. Pour moi, le timing n’était pas bon », a expliqué Boucher aux membres de l’organisation et des médias présents. Son fils Matthew, ancien porte-couleurs des Voltigeurs, était notamment sur place.

OPPORTUNITÉ À SAISIR

Desroches a toutefois été congédié à la suite de l’élimination de l’équipe de la demi-finale de la LHJMQ et, dès qu’il a appris la nouvelle, Boucher a signifié son intérêt à l’organisation. Après son entrevue, le choix était unanime, selon le président de l’équipe Éric Verrier qui a présenté officiellement sa nouvelle embauche à la presse mercredi matin au Centre Marcel-Dionne.

Pour Boucher, c’était « une situation parfaite » puisque Drummondville se trouve à 1 h 15 de son domicile de Québec et le poste de directeur général – il ne s’en est jamais caché – est de loin celui qu’il préfère.

« J’aime faire du bureau, mais je suis pas mal plus efficace derrière un volant pour aller évaluer du talent, que ce soit lors de matchs de la LHJMQ ou midget AAA, ou pour discuter avec les autres directeurs généraux. J’ai adoré ce rôle quand j’étais à Rimouski », a mentionné celui qui avait refusé le poste d’entraîneur-chef des Mooseheads d’Halifax en début de saison, ainsi qu’une autre offre pour devenir entraîneur en cours de campagne.

MANDAT CLAIR

Boucher se retrouve maintenant avec une équipe qui a tout tenté pour remporter les honneurs cette saison, au prix d’en sacrifier la banque de choix au repêchage pour les années à venir.

Sans dire que les Voltigeurs entreront dans une reconstruction complète, l’homme de 46 ans a tout de même prévenu que son principal objectif pour entamer son mandat sera de renflouer les coffres.

« Il n’y a pas de secrets. Quand on regarde les clubs à la Coupe Memorial en ce moment [Halifax et Rouyn-Noranda], ce sont deux équipes qui ont bien repêché et bien développé à l’interne. »

Pour lui, il s’agira d’un passage obligé qui lui permettra d’accomplir sa véritable mission.

« On m’a engagé pour un mandat clair : bien faire le travail de reconstruction pour ramener cette équipe à un haut niveau. On a déjà gagné ici et on veut gagner encore. »

LA LNH, UN RÊVE LOINTAIN

Lors de l’annonce de sa démission des Remparts, Philippe Boucher avait mentionné qu’il ne serait plus jamais entraîneur-chef dans la LHJMQ. Mercredi, il a reconnu que si une opportunité se présentait dans la LNH, il écouterait évidemment avec attention, sauf qu’il ne se berce pas d’illusions.

L’ancien défenseur de la LNH n’a jamais caché qu’il aimait la ville de Québec et la qualité de vie qu’il y trouve.

« L’une des raisons pour lesquelles j’ai arrêté de diriger, c’est que si je veux être entraîneur dans la LNH, il faut que j’aille dans la Ligue américaine et, est-ce que j’ai le goût d’y aller..., a-t-il dit, répondant presque lui-même à sa question. Si on m’offrait sur un plateau d’argent le poste d’entraîneur des défenseurs du Lightning de Tampa Bay, par exemple, c’est sûr que j’y penserais. Par contre, je ne pense pas que ça va arriver parce que plus je me tiens loin du coaching, moins je vais avoir de chances que ça se produise. »

CONFIANCE EN HARTLEY

Si vous vous attendiez à un remaniement de personnel de la part de Boucher, détrompez-vous. Steve Hartley sera l’entraîneur-chef de l’équipe la saison prochaine. Les deux hommes n’ont toutefois pas eu l’occasion de discuter en détail de leurs attentes respectives – Hartley est actuellement en Europe –, mais ils le feront ce week-end.

« On ne s’est échangé que des textos jusqu’à maintenant. Je l’ai connu dans la LHJMQ quand il était à Halifax et j’ai aussi joué pour son père. On va prendre le temps de s’asseoir ensemble samedi », explique Boucher, qui devra trouver avec Hartley un nouvel adjoint pour remplacer Ryan Falkenham. Ce dernier a quitté l’organisation au terme de la dernière saison.

OCCUPÉ MALGRÉ TOUT

Même s’il était techniquement en pause du hockey, Philippe Boucher s’est tout de même tenu près de son sport tout au long de la saison hivernale. Il a notamment offert des collaborations dans différents médias, en plus de répondre à plusieurs questions d’homologues, notamment lors de la période des transactions dans la LHJMQ.

« Patrick [Roy] a échangé plusieurs joueurs [des Remparts] cet hiver et j’ai donc reçu plusieurs appels de directeurs généraux qui voulaient savoir ce que je pensais de certains d’entre eux. J’ai aussi quelques amis dont le fils approche du repêchage, et ils voulaient des conseils. Je suis content de revenir. Un an de pause, c’était assez. »