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Alouettes : Luc Brodeur-Jourdain le mentor

Alouettes : Luc Brodeur-Jourdain le mentor
Photo d'archives, Agence QMI

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MONTRÉAL - À l’aube de sa 12e saison dans la Ligue canadienne de football (LCF), Luc Brodeur-Jourdain en a vu des formations chez les Alouettes de Montréal, c'est le moins qu'on puisse dire.

Le joueur de ligne offensive qui a passé l’entièreté de sa carrière dans la métropole québécoise était présent pour les bonnes et mauvaises campagnes des Moineaux. Dans les trois dernières années, c’est surtout des très mauvaises saisons que Brodeur-Jourdain et ses coéquipiers ont disputées. Qu’à cela ne tienne, le colosse de 6 pi et 2 po et 326 lb aime ce qu’il voit au camp d’entraînement et il est résolument positif en vue de la saison 2019 des siens.

«Après seulement quelques pratiques, je trouve que nous avons déjà une bonne chimie, a indiqué Brodeur-Jourdain, jeudi. Je trouve notre dynamique intéressante. Il y a beaucoup de rotation, ce que permet de tester des choses et de les ébranler également.»

Par rotation, l’ancien du Rouge et Or de l’Université Laval évoque la place que les jeunes prennent, une situation qui le réjouit au plus haut point.

«Les jeunes sont là pour pousser les vieux et c’est la bonne dynamique à avoir dans une organisation.»

Être un exemple

À 36 ans, Brodeur-Jourdain se classe inévitablement dans la catégorie des plus vieux, une situation qui ne le dérange pas le moins du monde.

«Moi, je me sens vieux depuis cinq ou six ans, a-t-il dit avec le sourire. Mais je trouve que la compétition avec les jeunes est extrêmement positive. Plus le jeune te pousse et plus tu te pousses toi-même. C’est aussi une façon d’inspirer le jeune. S’il te voit courir au ballon, mettre des efforts et faire les choses de la bonne façon même après 10 ans de carrière, il s’inspire de toi et tu sers de modèle.»

En plus de vouloir servir de mentor, Brodeur-Jourdain s’assure aussi de prodiguer certains enseignements aux jeunes footballeurs à ses côtés.

«Dès que je vois quelque chose dans le jeu de mes coéquipiers qui n’est pas clair ou efficace, j’en fais part. C’est mon rôle et j’ai toujours aimé avoir ce rôle-là, même quand je n’étais pas un vieux.»

Si les jeunes connaissent du succès, inévitablement le temps de jeu de Brodeur-Jourdain diminuera, ce qui fut le cas dans les dernières années.

«Moi je me concentre sur ce que je peux contrôler. Mon temps d’utilisation, je ne l’ai jamais contrôlé et je ne le contrôlerai jamais. Par contre, ma dynamique, mon éthique de travail et ma façon de me préparer ne changent pas, que je sois le quatrième remplaçant ou le partant. C’est l’exemple que je veux donner.»