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Elle sauve un kayakiste à l’aide d’une branche

L’homme, qui portait une veste de sauvetage, dérivait dans les eaux froides de la rivière Saint-Maurice

Nathalie Audet pose au bord de la rivière Saint-Maurice qui passe derrière chez elle à Trois-Rivières, près de l’endroit où elle a vu un homme dans l’eau.
Photo collaboration spéciale, Amélie St-Yves Nathalie Audet pose au bord de la rivière Saint-Maurice qui passe derrière chez elle à Trois-Rivières, près de l’endroit où elle a vu un homme dans l’eau.

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TROIS-RIVIÈRES | Une femme dans la cinquantaine a utilisé une branche pour aider un kayakiste à s’extirper des eaux froides de la rivière Saint-Maurice jeudi, après l’avoir aperçu dériver sur le dos.

Nathalie Audet revenait de faire l’épicerie en fin d’avant-midi mercredi quand elle a aperçu un homme de 62 ans dans la rivière Saint-Maurice, qui passe derrière chez elle à Trois-Rivières, en Mauricie.

Elle raconte qu’il flottait sur le dos grâce à son gilet de sauvetage et qu’il tentait péniblement de nager, son kayak attaché à sa cheville.

« Instinct »

Il était assez près de la rive, mais il y a un rempart de blocs de ciment qui monte plus d’un mètre hors de l’eau à cet endroit, en plus d’une balustrade.

Sans trop réfléchir, la femme de 53 ans est allée chercher une longue branche d’arbre à proximité.

« Ç’a été l’instinct d’essayer de l’aider pour qu’il puisse sortir de là. J’ai pris la branche et je l’ai tiré jusqu’à un endroit où je pourrais le sortir de l’eau », raconte-t-elle.

Quelques mètres plus loin, elle est parvenue à agripper fermement sa veste de sauvetage, et à le faire passer par-dessus le rempart, qui était encore d’au moins une trentaine de centimètres.

« C’est sûr qu’il s’est aidé un peu. Mais j’avais quand même une bonne pogne », dit-elle, estimant que l’homme devait mesurer environ 6 pieds et peser 180 livres.

Il a essayé de se relever, mais s’est écroulé, car il était trop faible, selon elle. Nathalie Audet a couru chez elle chercher des couvertures pour le réchauffer. Il était frigorifié et ne portait pas de combinaison pour l’eau froide.

Elle l’a installé sur une chaise, l’a aidé à retirer ses bottes et ses vêtements trempés, puis une motomarine du Service des incendies de Trois-Rivières est apparue en quelques minutes, en plus d’une embarcation de la Garde côtière canadienne.

Quelqu’un d’autre avait appelé les secours ; d’ailleurs, un autre voisin était venu prêter main-forte.

Veste de sauvetage

Le kayakiste aurait dérivé sur quelques centaines de mètres, selon elle. Il aurait avisé les autorités qu’il était malade du cœur et il est parti tremblant de froid sur une civière, en ambulance.

Nathalie Audet ne lui a pas demandé son nom, mais elle a installé ses bottes, ses vêtements et son kayak au soleil, derrière chez elle.

La courtière immobilière est ensuite partie travailler, et quelqu’un avait récupéré le matériel quand elle est revenue.

Le directeur de la société de sauvetage Raynald Hawkins se réjouit que cette histoire se termine bien.

« Je suis persuadé que c’est la veste de sauvetage qui lui a permis de se rendre sur le bord et d’avoir de l’aide », estime-t-il.