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Le ministre de l’Énergie n’a pas l’intention d’abolir le prix plancher sur l’essence

Jonatan Julien
Photo Simon Clark Jonatan Julien

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Le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, n’a pas l’intention d’abolir le prix plancher de l’essence au Québec.

Par l’entremise de son bureau, le ministre a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de modifier la Loi sur les produits pétroliers qui permet à la Régie de l’énergie d’établir, chaque semaine, un prix minimum estimé (PME) de l’essence pour chaque région du Québec

«Le ministre est d’avis que la Loi permet de maintenir une saine concurrence», a fait savoir mercredi au Journal son attachée de presse, Claude Potvin.

Selon cette dernière, il n’y aurait pas au Québec «de mécanisme de contrôle et de fixation des prix comme c’est le cas dans les provinces de l’Atlantique, où le marché de l’essence est réglementé».

Or, la Loi sur les produits pétroliers permet pourtant aux propriétaires de stations-service d’envoyer des mises en demeure à leurs concurrents pour pratique déloyale s’ils vendent leur essence sous le prix minimum publié par la Régie de l’énergie.

L’an dernier, 1133 mises en demeure ont ainsi été envoyées à des propriétaires de stations-service parce qu’ils ne vendaient pas leur essence assez cher.

La Loi permet également de décréter un prix plancher obligatoire dans une région donnée pour une durée de temps limitée.

À la défense des pétrolières

La Fédération canadienne des contribuables (FCC) soutient que le gouvernement Legault s’active davantage à protéger les pétrolières que les consommateurs d’essence.

«Le gouvernement établit un prix sous lequel les essenceries sont à risque d’être poursuivies par leurs concurrents si elles vendent de l’essence. On protège les profits des pétrolières aux dépens des poches des consommateurs», déplore le directeur Québec de la FCC, Renaud Brossard.

La FCC réclame l’abolition du prix plancher de l’essence au Québec. Une mesure qui empêche clairement la concurrence entre les stations-service au détriment des automobilistes, soutient Renaud Brossard.