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Le Tchèque Lauko impressionne

Jakub Lauko a accumulé 2 buts et trois mentions d'aide depuis le début du tournoi.
Photo Agence QMI, John Morris Jakub Lauko a accumulé 2 buts et trois mentions d'aide depuis le début du tournoi.

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HALIFAX | Sans tambour ni trompette, le Tchèque Jakub Lauko s’est hissé au sommet des pointeurs des Huskies à l’issue de la ronde préliminaire. Débarqué en Abitibi à la fin septembre, l’espoir des Bruins de Boston a dû s’acclimater à une nouvelle vie et à une nouvelle dimension de patinoire pendant la saison.

En trois rencontres jusqu’ici, le marchand de vitesse revendique une fiche de deux buts et trois mentions d’aide, pour cinq points.

Tout un contraste avec sa production d’un seul but en finale de la Coupe du Président où il était incapable de noircir la feuille de pointage malgré ses innombrables chances de marquer. Une blessure à la jambe droite l’avait empêché d’être en uniforme lors du sixième acte.

« Je crois que je joue mon meilleur hockey en ce moment, a observé le choix de troisième ronde des Bruins (77e au total) lors du dernier repêchage. Je veux seulement jouer mon style et ça porte ses fruits présentement. J’ai obtenu plusieurs échappées en finale contre Halifax et je ne réussissais jamais à marquer, alors ça fait du bien de toucher la cible. »

Lauko est le premier à l’admettre, il était contrarié d’être contraint à se rapporter au club junior après avoir été retranché par les Bruins en dépit d’un contrat d’entrée de trois ans. Après tout, le patineur de 18 ans venait de disputer deux campagnes dans la ligue d’élite de son pays et il croyait qu’il avait sa place à Providence au sein du club-école de la Ligue américaine.

« Je n’étais pas très content parce que je venais de jouer deux ans chez les professionnels et je voulais continuer à jouer avec des hommes, a-t-il reconnu. Cela dit, ce fut une bonne saison pour nous finalement. »

La « petite patinoire » de Rouyn

Habitué à sillonner les grandes patinoires européennes, Lauko a eu tout un choc en voyant la grandeur de la surface de l’aréna Iamgold, l’une des plus petites de tout le hockey junior canadien (190 x 85).

« J’ai appris comment jouer sur une petite patinoire. À Rouyn, je crois qu’il s’agit de la plus petite patinoire que je n’ai jamais vue. C’est un peu comme si je jouais dans la cour en arrière de ma maison en République tchèque, a badiné le blondinet. C’était difficile de jouer là, mais je me suis habitué. »

S’il ne comprend toujours pas toutes les traditions québécoises, Lauko apprécie au plus haut point son séjour avec les Huskies. « J’ai appris à vivre à la manière nord-américaine. Nos familles de pension sont là pour nous aider et pour prendre soin de nous. Ce n’est pas facile d’être ici [en venant de loin]. »