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Les soldates canadiennes ont plus à perdre qu’à gagner, croit l’ex-caporale Stéphanie Raymond

Les soldates canadiennes ont plus à perdre qu’à gagner, croit l’ex-caporale Stéphanie Raymond
DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QU

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Impliquée depuis 2011 dans une saga judiciaire où elle accuse l’adjudant retraité André Gagnon d’agression sexuelle, l’ex-caporale réserviste Stéphanie Raymond est d’avis que les femmes désirant s’enrôler dans l’armée canadienne ont plus à perdre qu’à gagner.

«Chaque personne est maître de ses choix, mais elle doit s’informer et être consciente des risques si ça vire mal», a affirmé Mme Raymond en entrevue à l’émission Dutrizac de 6 à 9 sur les ondes de QUB radio, jeudi matin.

Cette entrevue survenait le lendemain de la publication d’un rapport de Statistique Canada qui révélait que les cas d’agressions sexuelles restent toujours aussi fréquents dans l’armée et que les victimes ont encore peur de se manifester, quatre ans après qu’une initiative pour s’attaquer à ce fléau eut été lancée.

Stéphanie Raymond s’est dite peu surprise de ce résultat. «C’est un problème de culture, mais aussi un problème de justice parallèle. [L’armée] est un monde hiérarchisé qui laisse souvent place à une culture du silence», juge-t-elle.

Système défaillant

Selon elle, ce sont les tribunaux et non la justice militaire qui devraient prendre en charge les plaintes criminelles au sein de l’armée.

«Il y a toujours au moins une personne qui connait la personne visée. [...] Les tribunaux militaires ne fonctionnent pas comme la justice canadienne, donc c’est une forme de déni de justice pour accusés et victimes», soutient-elle.

L’accusé dans le dossier de Mme Raymond devra bientôt subir un nouveau procès après que la Cour suprême eut annulé son acquittement en octobre dernier.

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