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Sanctions américaines: l’Inde affirme avoir cessé d’importer du pétrole iranien

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L’Inde a cessé d’importer du pétrole iranien pour se conformer aux sanctions américaines, a annoncé jeudi son ambassadeur aux États-Unis Harsh Vardhan Shringla.

New Delhi avait déjà nettement réduit ses achats et a importé un million de tonnes de brut depuis l’Iran en avril, avant la fin des exemptions américaines l’autorisant à contourner les sanctions, a expliqué le diplomate à des journalistes à Washington. 

« C’est fini. Après cela nous n’en avons plus importé », a-t-il ajouté. 

Il a précisé que le géant asiatique avait également arrêté d’acheter du pétrole au Venezuela en raison de l’embargo imposé par les États-Unis sur le brut vénézuélien pour pousser vers la sortie le président Nicolas Maduro. 

L’administration de Donald Trump a rétabli les sanctions américaines contre l’Iran après avoir quitté, il y a un an, l’accord international sur le nucléaire iranien. Ces sanctions, qui visent à mettre une « pression maximale » sur Téhéran, interdisent notamment les exportations de pétrole iranien, et concernent aussi tout pays qui continuerait d’en acheter. 

Huit pays, dont l’Inde mais aussi la Chine, la Turquie ou le Japon, avaient initialement bénéficié d’une dérogation pour continuer à importer du brut iranien, mais celle-ci a pris fin le 2 mai et n’a pas été renouvelée. 

La Turquie, qui avait vivement critiqué la fin des exemptions et avait semblé ne pas vouloir obtempérer, a finalement également cessé d’acheter du pétrole iranien depuis le 2 mai, a dit mercredi un responsable turc.