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Un test immense

Le club californien domine la MLS et est presque parfait à domicile

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Photo Agence QMI, Joël Lemay Ignacio Piatti devrait amorcer la rencontre de ce soir à Los Angeles.

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L’Impact présente une fiche plus que décente de 4-4-2 sur les pelouses adverses, mais la visite au Banc of California Stadium vendredi soir a quelque chose de différent, surtout que Samuel Piette, suspendu, n’y sera pas.

Le Bleu-blanc-noir va y affronter le Los Angeles FC, qui domine la Major League Soccer depuis le début de la saison et qui est premier au classement général.

L’équipe dirigée par Bob Bradley présente une impressionnante fiche de 9-1-4 et n’a pas encore perdu à domicile (6-0-1).

« C’est probablement le plus gros défi auquel on fera face cette saison et je crois que si on pense à autre chose que gagner, ça ouvre la porte aux mauvais résultats et aux mauvaises performances », a avancé le gardien Evan Bush.

Du pire au meilleur

La perspective d’affronter la meilleure équipe de la MLS donne froid dans le dos quand on sait que l’Impact a été limité à un seul point sur une possibilité de six lors de ses deux derniers matchs qui l’opposaient aux deux pires équipes dans l’Est, Cincinnati et la Nouvelle-Angleterre.

Mais cette équipe nous a habitués à rebondir dans des situations inattendues après des performances décevantes.

On n’a qu’à se rappeler les deux verdicts nuls de 0 à 0 contre D.C. United et New York City FC après le cinglant revers de 7 à 1 à Kansas City. Ou encore ce gain de 2 à 1 au Red Bull Arena après avoir perdu 2 à 0 contre NYCFC au stade Saputo quelques jours plus tôt.

Bref, Rémi Garde et sa bande pourraient bien sortir un lapin de leur chapeau vendredi soir dans un contexte où tout semble perdu d’avance.

Respect

C’est donc avec humilité et respect que l’entraîneur-chef montréalais regarde ce match très compliqué en apparence.

« On respecte énormément l’adversaire et son parcours depuis le début de la saison, a commencé Garde. On sait que ça sera un match difficile au point de vue de l’intensité et de ce qu’ils sont capables de faire.

« Mais d’un autre côté, ce genre de match où l’adversaire propose du jeu, c’est aussi la possibilité pour nous de nous exprimer, comme on a su le faire dans des matchs à l’extérieur depuis le début de saison. »

Ignacio Piatti, qui risque fort d’être partant pour la première fois depuis le 16 mars, estime que le style de jeu pratiqué par le LAFC offre de belles possibilités.

« C’est un match intéressant parce que si on fait les choses qu’on a faites à San Jose en étant compacts et en sortant vite vers l’avant, on peut leur faire mal, a poursuivi l’Argentin. C’est une équipe qui attaque et qui presse beaucoup, mais qui laisse aussi des espaces derrière. »

Finir en force

Ce match à l’étranger est le dernier de l’Impact d’ici la fin de juin. L’équipe va revenir à Montréal pour y disputer trois matchs en l’espace d’une semaine entre le mercredi 29 mai et le mercredi 5 juin. Il y aura ensuite un long congé pour la présentation de la Gold Cup et les activités reprendront le 26 juin.

Cette courte séquence de trois matchs à domicile est donc une belle occasion de conclure la première moitié de saison sur une bonne note.

« C’est important de finir en force ces deux dernières semaines et ne pas penser à la pause qui s’en vient », a souligné Bush.

« C’est surtout important parce que les trois derniers matchs seront à domicile. »

Et il y aura des points à prendre pour le Bleu-blanc-noir, qui recevra Orlando et le Real Salt Lake, deux équipes très ordinaires à l’étranger. Mais cette série de trois matchs en une semaine se terminera par un affrontement face aux Sounders de Seattle, seconds dans l’Ouest, mais qui ne cassent rien à l’étranger.

Les candidats pour le match des étoiles

C’est jeudique la MLS a dévoilé l’identité des joueurs parmi lesquels seront sélectionnés les joueurs qui affronteront l’Atlético Madrid au match des étoiles, le 31 juillet à Orlando.

Chez l’Impact, on retient le gardien Evan Bush, les défenseurs Zakaria Diallo, Bacary Sagna et Daniel Lovitz, les milieux de terrain Ignacio Piatti, Samuel Piette et Saphir Taïder de même que l’attaquant Maximiliano Urruti.

Le XI populaire sera déterminé par les partisans. Le reste de la formation sera complété par l’entraîneur et le commissaire.

Pas facile de changer de surface

Sans chercher à s’en servir comme excuse, Evan Bush a rappelé que l’Impact n’est pas gâté cette année, devant constamment passer du gazon synthétique au gazon naturel.

« On s’entraîne sur du synthétique et on se retrouve sur du gazon quand nous jouons au stade. Il y a une certaine période d’adaptation où nous prenons une touche ou deux de plus qu’on ne devrait sans doute pas prendre et c’est parce que nous sommes sur le gazon. »